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Les Résistances de Lordaeron

 
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Darnat Sombrecoeur
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MessagePosté le: Dim 10 Mar - 23:15 (2013)    Sujet du message: Les Résistances de Lordaeron Répondre en citant

Les Résistances de Lordaeron
Année 33,
Monseigneur Augustin Riverborn depuis Hurlevent.

- Format Livre interactif -
(Mettez le en plein écran pour une meilleure lisibilité)

Sommaire.
Table des matières

« Introduction », Chapitre préliminaire.

« Des Temps révolus », Titre I.
- « La Nouvelle Alliance de Garithos », Chapitre I.
- « Le Destin de la Main d'Argent », Chapitre II.
· « Le Porte-Cendres », Section I.
· « La Flamme Cramoisie », Section II.
· « La Justice Argentée », Section III ; en trois paragraphes.
- « Les Unions résistantes », Chapitre III.
· « Le Syndicat d'Alterac, traîtres des montagnes », Section I.
· « Les Foudrepiques, fléau des Loups-de-givres », Section II.
· « La très glorieuse Alliance », Section III.
· « Le Front de Libération de Gilnéas, quand le Chasseur devient la Proie », Section IV.

« La Maison Sombrecoeur, une famille ancienne », Titre II.
- « Une Histoire remontant aux sources humaines », Chapitre I.
- « Guerres & Désolation », Chapitre II.
· « La Menace peau-verte », Section I.
· « Le Fléau de Lordaeron », Section II.
· « L'Avénement du Sauvage de Kalimdor », Section III.

« Un Fléau pour un autre », Titre III.
- « Retour aux racines », Chapitre I.
· « Tendre foyer », Section I.
· « La Forteresse des Loups de Lordaeron », Section II.
· « Luttes en territoire hostile », Section III ; en dix paragraphes.
- « Nouveau Départ », Chapitre II.
· « La Baronnie du Rivage-de-l'Honneur, une histoire oubliée », Section I.
· « D'Armée sombrecoeur à Résistance de Lordaeron », Section II.
· « Nouvelle déception », Section III.

L'Auteur : Monsieur Augustin Riverborn

Je me nomme Augustin Riverborn, je suis de souche noble, de la lignée des Riverborn, lignée originaire du Marécage de Froidemort dans les montagnes de Lordaeron ; bien qu'autrefois nos aïeux vivaient à Gilnéas. À la chute du Royaume des Menethil, notre famille était certes peu connue, mais le peu que le peuple en savait était qu'il était coutume parmi les nôtres de former de braves chevaliers pour former la cavalerie de Lordaeron et des élites pour le Royaume.

Pour l'heure, ce qu'il reste de ma famille survit au fin fond de son marécage, tandis que moi-même me suis rendu à Hurlevent dans le but de soutenir les forces résistantes de Lordaeron, dans l'espoir que mes mots parviennent aux oreilles de quelques motivés ou de patriotes invétérés. L'Écriture de cet ouvrage a ce but, tenir informé les bonnes gens de Hurlevent des combats du Nord et attirer leur attention. Outre cela, je suis pour l'heure à la Cour des Nobles du Palais de Hurlevent, parmi les comtes et autres nobles bien plus prestigieux. Vous pouvez, d'ailleurs, me contacter par missive pour me faire part de vos interrogations et remarques, et c'est sur ces mots que je vous souhaite une bonne lecture.

Chapitre préliminaire : Introduction.

« Je ne vais pas décréter la quarantaine sans avoir de preuves, Ambassadeur.
Le peuple de Lordaeron a assez souffert sans devenir en plus prisonnier sur ses propres terres. »

Roi Terenas Menethil II, dernier véritable Roi de Lordaeron.

A partir de quand peut-on réellement parler de résistance ? L'avis divergera selon les personnes interrogées. Certains prétendent qu'elle a débuté avec l'invasion orque, que nous étions en sursis jusqu'à ce que la situation échappe à tout contrôle. Ceux-là sont des tant idiots que dramatiques, ils oublient les temps de paix apportés par les armées de l'Alliance et la Main d'Argent, et extrapolent à propos de faits que nous ne pouvions arrêter à leur source. D'autres pour leur part, jugent qu'elle commence en même temps que l'apparition du Fléau. L'on s'en rapproche certes, mais ce serait contraire au principe de résistance, qui est la capacité à tenir contre un tiers corps, le fait d'être endurant, de tenir quoi qu'il en coûte, de mettre fins aux dessins les plus noirs rongeant les cœurs des races civilisées et d'anéantir la tyrannie.

Non, la résistance ne débute que quand tout semble perdu, lorsque l'humanité a véritablement tremblé, que le fouet d'os du Roi-liche a réellement frappé l'échine de notre Royaume. Vous l'avez compris, elle débute à la mort du très regretté souverain de Lordaeron, à la perte de la Capitale. Là débuta la résistance, alors que, dès lors, le climat de tension était à son comble. Elle fut d'abord forte, mais en douze ans, celle-ci a fondu comme neige au soleil. Il y eut d'abord Uther et la Main d'Argent, décimés à Andorhal, marquant la perte de certains des plus grands paladins de l'histoire. Qu'y eut-il ensuite ? La chute des Royaumes, Quel'Thalas, Dalaran, l'invasion d'Alterac, la fermeture de Gilnéas, les troubles de Stromgarde qui résista miraculeusement à la peste...


Les fléaux de Lordaeron, qu'ils soient Orcs, Morts-vivants ou Démons, tous unis dans le camp du Destructeur.

Titre I : Des Temps révolus.

Suite à la mort du Porteur-de-Lumière et la chute des nations, il apparut deux principales résistances, sans compter bien entendu toutes les bandes éparses dispersées sur tout Lordaeron et ceux qui vinrent plus tard, tels les Foudrepiques ou les hommes du Camp du Noroît. Les deux principales résistances furent situées chacune à l'opposée l'une de l'autre, la Nouvelle Alliance de Garithos, aussi appelée Restes de l'Alliance, et les survivants de la Main d'Argent sous les ordres d'Alexandros Mograine, le Porte-cendres.

Chapitre I : La Nouvelle Alliance de Garithos.

« En avant, Soldats ! Reprenons ce qui nous revient. »
Grand-Maréchal Othmar Garithos, lors de la reprise de la Capitale.

La Nouvelle Alliance de Garithos est certainement la plus vaste de toutes les troupes qui combattirent en Lordaeron depuis la fin de la Troisième guerre. Composée de dizaines de milliers d'hommes, d'elfes, de nains, composée de survivants de l'armée humaine, de roturiers prenant les armes, du Kirin Tor, du contingent elfe de sang du prince Kael, des forces armées de Forgefer, des Chevaucheurs du Nid-de-l'aigle... Tant de troupes à la renom légendaire sous la tutelle du Grand-Maréchal Othmar Garithos, dernier des Garithos, Baron de Noirbois.

Il n'est pas le meilleur officier, non, il était autrefois Chevalier, et hérita des titres de son père, continuant son ascension au sein de l'armée. A la chute du Royaume, il était l'un des derniers, sinon le dernier, officier le plus haut gradé, Grand Maréchal, de tout Lordaeron. Il dirigea en conséquence les troupes dont il disposait depuis les Ruines de Dalaran, face au Fléau dans la Forêt des pins argentés ou les alentours directs.

Après avoir perdu les troupes du prince Kael suite à une « trahison » de celui-ci, qui pactisa avec les nagas malgré les indications contraires du Grand-Maréchal, ce dernier fut possédé par le seigneur de l'épouvante Detheroc qui se servit de la Nouvelle Alliance comme garde pour son « donjon » dans l'ouest des Maleterres. Suite à la mise à mort du seigneur de l'effroi, Garithos et ses troupes furent libérés de l'emprise de la légion et s'allièrent à Sylvanas pour reprendre la Capitale. Ceci fait, Sylvanas fit tuer le Grand-Maréchal par Varimathras, et les troupes alliées furent ou abattues ou dispersées au profit d'autres résistances, ou bien le sud.


Portrait du Baron Othmar Garithos récupéré dans les Ruines de Dalaran, par Victorius Vaelwin.

Chapitre II : Le Destin de la Main d'Argent.

Section I : Le Porte-Cendres.

« Si c'est du sang que veulent ces barbares à peaux-vertes ils l'auront !
Venez, Chevaliers ! Levez vos marteaux, sortez vos épées !
Nous nous battrons jusqu'au bout et nous mourrons s'il le faut ! POUR LORDAERON ! POUR LE ROI ! »

Alexandros Mograine, à la bataille du Mont Rochenoire.

Peu après la purge de Stratholme par le Prince Arthas, alors que le Fléau ravageait Lordaeron; Alexandros Mograine présenta à ses pairs de la Main d'Argent un cristal à l'intérieur duquel dansaient les ombres entremêlées. Il leur annonça qu'il n'était qu'ombre, non qu'il était ombre. Isilien et les autres participants s'attaquèrent au cristal, qui absorba la Lumière, jusqu'à devenir Lumière, soignant tant l'âme que le corps de Mograine quand il prit le cristal entre ses doigts blessés. Dathrohan ordonna ensuite à Mograine de se rendre à Forgefer, accompagné de Fairbanks ; pour y trouver un forgeron apte à confectionner une arme pour éradiquer la menace non-mort. De là naquit la plus fabuleuse des lames de la main du Roi Magni Barbe-de-bronze. Elle devint une arme, une arme capable de briser les non-morts. Une arme ne laissant que les cendres dans son sillage. La Porte-cendres.

Elle devint la plus puissante des armes de la Main d'argent. A son retour en Lordaeron, la situation avait d'ores et déjà éclaté. Uther le Porte-de-Lumière, père de l'ordre, était mort face à son élève préféré, le prince déchu. Alors, Alexandros Mograine et Saidan Dathrohan menèrent le combat à la tête de ce qu'il restait de la Main d'Argent. L'on apprit bien plus tard que Dathrohan, le Dathrohan, le glorieux frère de l'Ordre ayant lui-même fait de Tirion Fordring ; avait été capturé par Balnazzar lors d'une mission au sein même de Stratholme et qu'il prit possession de son corps après l'avoir tué, sa magie dégoûtante épargnant à la dépouille animée la décomposition naturelle qui aurait dû suivre.

Finalement, de par ses multiples exploits, Mograine et la Lame avaient attiré l'attention de Kel'Thuzad, chambellan du Roi-Liche, Seigneur des Maleterres et toujours puissant malgré la sécession de certaines de ses troupes au profit des Seigneurs de l'épouvante et la Dame noire ; et Kel'Thuzad conclut un marché avec Balnazzar, afin de détruire cette menace mutuelle malgré leurs... différends.

Suite à la victoire des réprouvés à la Capitale de Lordaeron, le Généralissime Alexandros Mograine, accompagné du Haut-Inquisiteur Fairbanks et de Brigitte Abbendis, se rendit en Tirisfal pour mettre fin à leur existence avant qu'ils ne deviennent une menace, mais ceux-ci étant plus minutieux que le Fléau, ils choisirent d'établir leur campement plus au nord. Ce campement deviendra plus tard le très connu Monastère écarlate. Pendant ce temps, le Haut-Général Abbendis père et Darion Mograine partirent pour les Maleterres de l'est rallier les résistants de la Main de Tyr qui furent, plus tard, menés par le Haut-Inquisiteur Isilien et le Haut-Général Abbendis contre Stratholme.

Cela devait être le bon moment pour Balnazzar, puisque Renault Mograine, protégé connu de Saidan Dathrohan, partit prévenir son père en lui annonçant que son frère, Darion, était prisonnier à Stratholme. Le père accourut bien entendu pour sauver le fils, accompagné de Fairbanks et de Renault, et Kel'Thuzad referma son piège. Vague après vague, les morts-vivants fondirent sur le Porte-cendres qui, toujours, fit d'eux de la poussière, alors que Fairbanks était englouti sous les corps et que Renault avait fuit. La plus grande trahison se produit finalement, tandis que le Généralissime se laissait choir sur ses genoux, épée contre la terre cendreuse ; alors que Renault agrippait de ses deux mains le pommeau de Porte-cendres qu'il enfonça dans le torse de son propre père, corrompant instantanément la lame qu'il fut forcé d'abandonner. Kel'Thuzad en personne s'avança dès lors que le jeune homme avait quitté les lieux, venant relever le Porte-cendres. De glaive de la Justice, il devint poing armé de la Mort. De héros abattant la divine rétribution conte le Roi-Liche, le Porte-cendres venait de devenir la plus grande némésis de l'humanité.


Le Porte-cendres dans toute sa gloire, Auteur inconnu.

A la mort d'Alexandros, les troupes autrefois aux couleurs de Lordaeron devinrent la Croisade Écarlate. Zélotes armés, plus qu'efficaces, bien que nombre d'entre eux soient tombés dans la folie aveugle et que le pragmatisme soit devenu le maître mot de l'Ordre. Suite aux propos de Fairbanks, que l'on dit revenu au Monastère Écarlate et exécuté pour être soi-disant atteint par la non-vie, l'Aube d'Argent fut créée, réunissant ceux dont la foi était pure et voyaient d'ores et déjà la Croisade comme étant corrompue à ses balbutiements.

Section II : La Flamme Cramoisie.

« Ceux qui ne se sont pas rendus à la Lumière ne sont que des serviteurs du mal. Il faut les détruire. »
Parole d'un Arakkoa, à propos de la Lumière telle qu'enseignée par les Naarus.
Les Naarus sont probablement plus proches des Écarlates que de nous.

La Croisade Écarlate est le fruit du changement de couleurs de la Main d'argent de Lordaeron, et affiliés, par Dathrohan. C'est un ordre zélé, composé de combattants performants, s'étant vite improvisé comme étant la seule force apte à tenir en respect les Morts-vivants des Maleterres et à protéger les innocents. Essentiellement, elle disposait de quatre bastions « majeurs. » Le Monastère Écarlate, ainsi avant-poste construit par le Porte-Cendres pour préparer un assaut contre la capitale. Autrefois dirigé par l'Inquisitrice Blanchetête et le Commandant Renault Mograine, seule la première de la paire est encore en vie à ce jour au Monastère, toujours entre les mains de la Croisade comme une bonne part de leurs possessions des Clairières de Tirisfal.

Âtreval ensuite. Fief des Fordring, les Seigneurs du Donjon de Mardenholde, il fut grassement mis à la disposition de la Croisade Écarlate par Taelan Fordring. Ce dernier respectait énormément la Croisade Écarlate, et particulièrement son tuteur le Grand Inquisiteur Isilien, qui le tua par ordre du Grand croisé Dathrohan lorsque sa foi envers la Croisade flancha. A sa mort, le Haut-commandant Galvar Pursang prit sa place. Et ce sera le dernier connu, puisqu'il mena la majorité des forces d'Âtreval, mais aussi des forces du Monastère et de la Main de Tyr, à leur mort à l'Enclave écarlate, et qu'Âtreval a, depuis, été récupérée par Tirion Fordring et la Croisade d'Argent, puisque plus personne ne peut désormais rappeler au Généralissime argenté son bannissement du Royaume de Lordaeron

La Main de Tyr, ensuite. Autrefois bastion de résistance, plus tard greffé aux forces du Porte-cendres avant de devenir la forteresse principale de la Croisade. Plus de dix-milles soldats et des milliers de civils, elle était le plus grand campement Écarlate en Lordaeron. Ses chefs étaient le Haut-Général Brigitte Abbendis, héritière incontestée de son père, mais également d'autres figures importantes de la Croisade, tel l'Évêque Delarue, ou bien le Seigneur-croisé Valdelmar. Plus tard, après que la Nouvelle-Avalon et Havre-comté aient été réduits à néant par les forces de la Lame d'Ébène, les troupes survivantes de la Main de Tyr sont longtemps restées livrées à elles-mêmes, jusqu'au retour de Balnazzar qui sonna le glas de la Forteresse. Le Seigneur de l'Épouvante tua tous les croisés sur place pour en faire des morts-vivants aussi conscients que les réprouvés : les « Ressuscités. » A ce jour, la ville est désormais nettoyée et entre les mains de la Croisade d'Argent.

Et enfin le Bastion Écarlate au sein de Stratholme. Autrefois Bastion de la Main d'Argent tenu par Dathrohan, c'est ce dernier qui l'occupa avec la Légion cramoisie, l'élite de la Croisade Écarlate. Tenant face aux milliers de mort-vivants, ils furent néanmoins tués par Balnazzar et réanimés en Ressuscités.

A la base, la Croisade Écarlate était multiraciale. Humains, nains, hauts-elfes, il n'était pas improbable d'y distinguer des individus d'autres races, tel le Seigneur Dorgar Stoenbrow des Cavernes Rouges, un Nain, ou la Ranger-Capitaine Fellari Viveflèche ayant mené un groupe de Rangers écarlates hauts-elfes. La Croisade semblait puissante et apte à, un jour, reprendre Lordaeron, même si ce devait être centimètre par centimètre, soutenue de loin par des nobles de Hurlevent donnant leur or et leurs fils à la Croisade tandis que le Royaume et l'Église déconseillaient tout contact avec ces croisés. En effet, ceux-ci sont connus pour aider les larges groupes de réfugiés et ceux capables de prouver leur état de vivant ; mais également pour abattre les individus isolés s'ils ne peuvent prouver qu'ils ne sont pas du Fléau, et ce depuis que le Grand Inquisiteur Isilien a failli être assassiné par son jeune page ayant été tué et réanimé par le Fléau lors d'une partie de chasse.

Ce qui causa le plus de tort à la Croisade fut l'Assaut Écarlate. Lors de son départ, elle vit le décès de plus de la moitié de ses soldats et paysans alors que la Lame d'Ébène brisa Nouvelle-Avalon, alors que quelques mois plus tard la Croisade écarlate perdait Âtreval, au profit de la Croisade d'Argent, et que Balnazzar quittait son déguisement pour détruire la Légion cramoisie et les restes de la Main de Tyr. De plus, cet Assaut Écarlate amena avec elle parmi les meilleurs soldats de la Croisade Écarlate, mais aussi les plus fanatiques, pour le meilleur comme pour le pire.

Au final, la Croisade Écarlate n'est plus que l'ombre d'elle-même. Laissée à l'agonie par les Seigneurs de l'Épouvante ayant abusé d'elle, elle est désormais pure. Et sa situation, est-elle désespérée ? Assez, la Croisade se retrouve soit barricadée à Tirisfal, soit dispersée aux quatre vents, mais ce qui est sûr c'est que la Grande Inquisitrice Sally Blanchetête est bien décidée à garder le Monastère et à ne céder le terrain qu'aux prix de terribles batailles. La Croisade combattra jusqu'à la mort du dernier croisé. Jusqu'à ce que la flamme de la vertu soit éteinte jusqu'à la mèche.


Le Commandant Renault Mograine et l'Inquisitrice Sally Blanchetête, de Richard le Carmin.

Section III : La Justice argentée.

Paragraphe n°1 : L'Aube d'Argent, un ordre nouveau.

NB : L'Aube d'argent, et même la Croisade, n'étant, vous l'aurez compris, pas mon point fort, les quelques mots qui vont suivre sont ceux d'un collègue écrivain. Je n'ai fait que remanier ses paroles sans en changer le sens. Remerciez le lui, Monsieur Richard Deparoy.

« Certains disent que l'heure qui précède l'aube est toujours la plus sombre.
Quand les ténèbres tombent, la lumière de l'espoir chasse les ombres,
Quand les forces du mal œuvrent en secret,
Les braves et courageux membres de l'Aube d'Argent sont là pour contrecarrer leurs noirs desseins. »

Citation célèbre à propos de l'Aube d'argent, auteur inconnu.

L'Aube d'Argent est une organisation née de la triste scission de la Main d'Argent suite à la mort du Généralissime Alexandros Mograine, le Porte-Cendres. Ne souhaitant pas suivre le sombre chemin qu'empruntaient leurs frères, plusieurs chevaliers, dont Maxwell Tyrosus et Darion Mograine, menés à un moment donné par le Seigneur Raymond George, plus tard remplacé dans sa tâche par le Chevalier Tyrosus suscité à la mort du Seigneur George ; quittèrent l'Ordre les jours qui suivirent, jugeant déjà ce qu'il devenait et ce qu'il allait finir par devenir : un ordre foncièrement mauvais et corrompu jusqu'à la moelle. De là fut alors fondé l'Aube d'Argent, organisation comportant les races tant de la Horde que de l'Alliance, à l'instar de la Croisade Écarlate qui refusait de souiller l'Ordre avec la présence de races impures. Tels sont les mots du Grand Général Brigitte Abbendis. Le Seigneur Tyrosus et bon nombre de chevaliers, eux, jugeaient que le Fléau ne pouvait être défait seul, que sa force était trop importante pour qu'il soit détruit par la seule force des hommes et de leur alliés proches. Ils jugeaient que dans ce combat, tous étaient concernés, quelque que soit leur race, que celle-ci appartienne à l'Alliance ou même à la Horde si cela était nécessaire.

A partir de cet instant, cette guerre n'était plus simplement un combat pour Lordaeron, mais aussi un combat pour la Vie sur Azeroth elle-même et c'est sur ces fondements que l'Aube d'Argent fut baptisée. Un ordre unificateur face au mal, une bannière de ralliement au milieu des ténèbres. Un Ordre traquant ce mal, et le combattant où qu'il se cache et quel que soit sa forme. En plus de Raymond Georges, tombé au champ d'honneur et remplacé par le Seigneur Maxwell Tyrosus, l'Aube comporte d'autres dirigeants moins importants, ceux-ci étant par exemple le Duc Nicholas Zverenhoff, soutenant Maxwell à la Chapelle de l'Espoir de la Lumière, le campement principal et presque unique de l'Aube, mais également les Officiers d'argent Garush, un orc coalisant les forces de la Horde avec celles de l'Aube d'Argent depuis la Barricade réprouvée, et Purecarde, en poste au camp du Noroit pour appuyer les forces de l'Alliance dans sa lutte contre le Fléau, notamment connue pour avoir survécu à l'une des incursions en Andorhal, menée par l'égocentrique portant le nom de Maddox, ce dernier ayant réuni moult mercenaires et soldats de l'Aube dans sa tentative au dénouement si funeste que l'on connait à ce jour.

N'ayant ni les moyens ni les effectifs que possédait la Croisade Écarlate, l'Aube d'argent combattit néanmoins le Fléau de Lordaeron avec acharnement, mais également la Légion Ardente partout où elle apparaissait sur Azeroth, comme le prouvent les célèbres évènements de la Porte des Ténèbres entre l'an 26 et 27. La composition de l'Aube était très particulière. Dans chaque endroit où elle se déployait, on y retrouvait un Commandant à la tête des opérations, entouré d'un conseil d'officiers, d'un groupe de Templiers d'élite de l'Aube d'Argent, et enfin de nombre de soldats. Les Templiers sont particuliers, sacrifiant tout et oubliant les vertus pour se donner corps et âme à la Lumière et sa lutte contre les ennemis d'Azeroth. De la Bravoure pour certains, de l'Hérésie pour d'autres. L'Aube comptait sur ses tactiques de guérilla, se démarquant ainsi des anciennes stratégies de la Main d'Argent. Elle restait la plupart du temps mobile, bougeant régulièrement, de campement en campement, et frappant là où on l'attendait le moins. C'est réellement dans cette partie de l'histoire que nous pouvons parler de « résistance totale. » Ce fait forçait les membres de l'organisation à rester très secrets avec les étrangers, ces derniers n'étaient par exemple pas autorisés à connaître les grades des combattants de l'Aube d'Argent, ni même les noms des dirigeants de l'organisation qui étaient gardés secrets afin de prévenir toute tentative de localisation par le Fléau qui pouvait, ainsi, cibler les hauts-gradés de l'ordre puis les faire assassiner par ses cultistes infiltrés. C'est donc en toute logique que l'ordre ne disposait pas de siège à proprement parler, si ce n'est la Chapelle de l'Espoir de la Lumière car nombre de ses membres s'y trouvaient, mais ceux-ci étaient visibles partout de par le monde.


Portrait d'un Officier de l'Aube d'Argent inconnu, fait par un homme d'Église désirant préserver son anonymat.

Paragraphe n°2 : L'Aube d'Argent, un organisation hors des normes.

« Les sacrifices de mes frères de l'Aube d'Argent ne doivent jamais être oubliés.
Ils ont cru à l'Aube, même si aucun d'eux n'a assez vécu pour assister au retour de la Lumière sur ces terres. »

Seigneur Raymond George, dirigeant de l'Aube d'argent, mort au combat contre le Fléau.

Même si l'Aube d'Argent se voulait indépendante et tolérante sur les membres de la Horde dans ses rangs, celle-ci est toujours restée favorable à l'Alliance. L'accent mis sur la sainte Lumière rendait lui-même l'organisation plus attrayante pour l'Alliance. Elle sélectionnait soigneusement ses membres, et ces derniers étaient tenus de respecter les vertus de la Lumière quand bien même ils n'étaient pas eux-mêmes partisans de celle-ci. De même, tout ce que font et disent les membres en public était étroitement surveillé et contrôlé par l'Ordre, veillant ainsi à éviter tout incident diplomatique. Beaucoup de jeunes membres de l'Église et des Chevaliers de la Main d'argent venant de Hurlevent avaient répondu présents aux appels de l'Aube d'argent, attirés par la cause défendue par l'ordre, certes, mais également pour son côté moins protocolaire et moins traditionaliste, cette dernière ne s'encombrant que peu des plus vieilles traditions de la Lumière, considérant certaines même comme obsolètes, d'où, d'ailleurs, la présence des Templiers en son sein.

Les Templiers, justement. Ils sont l'exemple même de la pratique qu'avait l'ordre de ne pas hésiter à utiliser la Lumière différemment, tout autant dans leur façon de créer de nouveaux sorts que dans leurs pratiques, le tout afin de, selon eux, combattre « plus efficacement » leurs ennemis. C'est justement ce genre de pratique qui attira sur l'Aube d'argent les foudres des membres les plus traditionnels de l'Église et de la Main d'Argent, bien que la cette dernière restait majoritairement alliée à l'Aube d'Argent et à ses Templiers. L'organisation pouvait aussi compter sur le soutien du Kirin Tor, ayant survécu aux massacres de Dalaran, travaillant de concert avec eux que ce soit pour combattre ou à propos de recherches magiques, alors même que certains mages faisaient eux-mêmes partie de l'Aube d'argent. Il faut également mentionner qu'une poignée de réprouvés ont rejoint l'ordre, n'étant plus alors des « Réprouvés » tandis qu'ils laissaient derrière eux leur ancienne allégeance à celle qui les sortit de la servitude, Sylvanas Coursevent.

Paragraphe n°3 : L'Aube d'Argent, fin des souffrances et retour d'exil.

« Maintenant, soldats de la Lumière ! Fixons ensemble la mort dans les yeux !
Pour la BRAVOURE ! Pour la LIBERTE ! POUR AZEROTH ! »

Paroles du seigneur Maxwell Tyrosus, juste avant la charge contre l'immense troupe du Fléau menée par Kel'Thuzad contre l'Aube.

Malgré la poigne de fer du Fléau en Lordaeron et un combat presque sans espoir, l'Aube d'argent et ses braves combattants furent les instigateurs de nombreux hauts-faits, tels ceux de Darion Mograine, menant une petite escouade au cœur même de Naxxramas malgré ses faibles chances de réussite pour tuer et libérer l'ancien Généralissime Alexandros Mograine, le Porte-Cendres corrompu. Ils le retrouvèrent, accompagné des autres cavaliers de l'apocalypse, et alors que le Paladin fut assassiné par l'aîné, le Chevalier de la mort fut terrassé par le cadet. Le jeune Mograine parvint à fuir Naxxramas et à échapper, seul survivant, à la nécropole. Il rencontra alors Tirion Fordring, poussé parait-il par une vision de la Lumière. Certains disent qu'outre la mort de son fils Taelan, ce serait cette rencontre qui aurait poussé le vieux Paladin à sortir de son exil pour former la nouvelle Main d'argent dont le rôle serait de nettoyer Lordaeron du Fléau. Mais ça, c'est une toute autre histoire.

Paragraphe n°4 : La Croisade d'Argent, l'Espoir des Maleterres.

« Quand j'ai été jugé... Quand on m'a dépouillé de mon rang et de mon poste... J'ai craint que la Lumière m'ait abandonné.
Mais la Lumière accorde peu de cas au jugement des hommes. »

Tirion Fordring, discutant avec Darion Mograine.

Après l'échec des Chevaliers de la Lame d'Ébène mené par Darion, devenu Chevalier de la mort après avoir libéré l'âme de son père de la Porte-cendres en attentant à sa propre vie, l'Aube fusionna avec la nouvelle Main d'argent de Fordring, formant la Croisade d'argent sous les ordres du Généralissime Tirion Fordring. Nouveau Porte-cendres, et une Porte-cendres pure.

Sans entrer dans les détails d'une guerre moult fois citée dans les livres contemporains, cette Croisade parvint, appuyée par nombre de héros de l'Alliance et de la Horde, à vaincre le terrible Roi-Liche, mettant fin à son règne de terreur alors que la Croisade de Fordring revenait en Lordaeron, purifiant les Maleterres de l'Ouest et s'attaquant à l'est, récupérant la Main de Tyr et Stratholme. La suite, chers lecteurs, est encore à vivre. Tout ce que l'on peut dire pour conclure, est que l'Aube d'Argent n'existe plus. Elle a évolué, et la seule chose n'ayant pas changé est la Fraternité de la Lumière. Une sorte de Croisade Écarlate point de vue fanatisme au sein de l'Aube et de la Croisade d'Argent. Des fanatiques, mais des fanatiques efficaces.


Le nouveau Porte-cendres à la Couronne de Glace, même auteur que le précédent.

Chapitre III : Les Unions résistantes.

NB : Ma plume est de nouveau vôtre mes chers lecteurs. - Augustin Riverborn.

Que pouvons-nous encore citer ? Ma foi, il y eut des centaines d'exemples minimes de groupuscules résistants, dont certains n'ont jamais été connus de quiconque avant que la mort ne les prenne entre ses longs doigts crochus. Qui pouvons-nous citer de biens connus ? Je citerai brièvement quelques groupes me paraissant essentiels, avant de passer au cœur de ma thèse, c'est-à-dire le Syndicat, les Foudrepiques, l'Alliance, puis enfin Gilnéas et les Worgens.

Section I : Le Syndicat d'Alterac, traîtres des montagnes.

« Bon sang, Père ! J'ai dépensé deux années à essayer de surmonter l'infamie que tu as jeté sur le nom de notre famille.
DEUX ANNÉES ! Tu es un idiot, un bâtard égoïste, tu as tout gâché ! »

Seigneur Aliden Perenolde, à la seconde trahison de son père en faveur d'Aile-de-mort et de Teron Fielsang.

Vous êtes tous au courant de la trahison du Roi d'Alterac, Aiden Perenolde, durant la Seconde guerre. Il est notoire que les Orcs ont tenté de persuader certains nobles de notre race qu'ils les laisseraient en vie une fois victorieux, et qu'ils leur laisseraient même une place, à condition qu'ils aident la Horde. Mais qui aurait pu imaginer que l'un des souverains de notre race craquerait ? Un bon nombre des nobles Alterans pensaient, comme lui, que l'Alliance allait perdre cette guerre, alors le Roi ouvrit ses vallées aux Orcs sanguinaires qui avaient ainsi le champ libre pour se déverser en plein cœur de Lordaeron et, avec un peu de malchance, vers la Capitale qu'ils n'ont bien heureusement jamais réussi à prendre. Et c'est d'ailleurs grâce aux efforts du Général Hath d'Alterac et de Thoras Trollemort, Roi de Stromgarde, que les Vallées furent rebouchées.

Suite à la victoire de l'Alliance et l'occupation d'Alterac par des forces combinées de Stromgarde et de Lordaeron, les Perenoldes étaient tombés en disgrâce. Et tandis que le fils désirait laver le nom de son futur Royaume, le père trahit de nouveau ses voisins en envoyant un assassin voler le livre du Gardien Med'hiv dans la bibliothèque de Nouvelle Hurlevent. Livre qu'il confia ensuite à Aile-de-mort et Teron Fielsang, sous la condition qu'ils devaient annihiler les troupes alliées occupant ses terres. Oh, Aiden ne pouvait être tué selon les traditions humaines, il restait roi après tout, mais il fut exilé, lui et toute sa clique de nobliaux véreux, loin d'Alterac. Mais ils revinrent, après avoir compris que les bandes d'orcs survivantes ne les aideraient jamais, et se mirent à vivre du vol et du pillage. D'anciens nobles, domestiques et chambellans devenus meurtriers, voleurs et autres as du larcin, que d'ironie. Leur seul désir était de faire payer l'Alliance, en frappant depuis de multiples campements cachés, tels des bandits, en rejetés de la société qu'ils formaient.

Mais la Troisième guerre arriva, et ils se mirent bien vite à en profiter. Alors que la Légion Ardente et le Fléau frappaient, ils reprirent bien vite une bonne partie de leurs anciennes terres, les civils n'opposant qu'une maigre résistance. De là, ils combattirent, et combattent toujours, l'Alliance, les Ogres et les Morts-vivants pour maintenir leur hégémonie. Leur organisation est très étrange, ce ne sont que des voleurs et des combattants loin d'être des militaires, répartis en bandes sous les ordres de seigneurs, chaque bande occupant divers lopins de terre n'ayant bien souvent aucun rapport avec les territoires formant originellement le patrimoine de leur meneur. Ils asservissent des villages isolés d'Alterac pour les forcer à leur donner leurs biens en échange d'une « protection » qu'ils leur imposent. Ces bandes sont isolées, et ne s'unissent qu'à la demande de leurs chefs ou lorsque le Fléau ou toute autre menace s'approche dangereusement.

Malgré la capture du Roi Aiden, probablement mort en prison, son fils l'a remplacé, maintenant la domination Syndicaliste en Alterac, le Syndicat allant même étendre sa griffe sur ces ma foi maudits hommes de Stromgarde, le Seigneur Lépervier menant la danse depuis le Donjon de la cité mère du Royaume des Hautes-terres. Ils se sont même alliés à une organisation soupçonnée d'être en rapport avec la Légion, la Veille d'Argus, et l'on ignore s'ils y sont toujours maintenant que le Prince d'Alterac a disparu, présumé mort selon les sources dont je dispose. Le Syndicat est puissant et a survécu à moult combats et escarmouches violentes, ils sont sans pitié et ne comptent pas abandonner avant qu'Alterac soit entièrement à eux, et que l'Alliance ait payé pour ce que ses dirigeants leur ont fait. Au centuple.


Un tableau gracieusement offert par le Marquis Marric Isiden Antoine Sombrecoeur, représentant le Syndicat.

Section II : Les Foudrepiques, fléau des Loups-de-givres.

« Le Clan Foudrepique ne s'incline devant PERSONNE. Et encore moins devant la Horde ! »
Citation célèbre du Général Vanndar Foudrepique.

Que dire du Clan Foudrepique. Je me base sur les dires de nombreux combattants, nains et sur les écrits du célèbre explorateur Brann Barbe-de-Bronze. Les nains du Clan Foudrepique, sous la direction du Général Vanndar Foudrepique, se sont rendus dans les Montagnes d'Alterac à la recherche de multiples reliques de leur passé, les Foudrepiques auraient apparemment un lien ancien avec cette Vallée, mais également dans une tentative impérialiste du Roi Magni de prendre les vallées d'Alterac au nom de Forgefer. Mais il n'y a pas que cela, ils s'y sont aussi rendus pour récupérer les ressources des vallées d'Alterac, l'or, l'acier et bien d'autres types de métaux. Néanmoins, tous ne sont pas d'accords avec ce fait. Et particulièrement les orcs Loups-de-givre, les trolls des glaces et bien d'autres menaces.

Des trolls des glaces, des troggs, des kobolds et même des harpies. Les trois dernières espèces ne sont que des bêtes n'ayant jamais encore laissé la trace d'une quelconque civilisation intelligente, mais j'ignore pourquoi ces trolls réclament la vallée. Pour le Clan Loup-de-givre, la raison est bien plus claire, il est leur foyer depuis plusieurs décennies, plus particulièrement depuis leur bannissement pendant la Première guerre, et ils considèrent cette terre comme la leur. Ajoutons que selon eux la présence et les actions des Foudrepiques profanent les esprits des ancêtres orcs et les sanctuaires chamaniques. Cette guerre dure encore à ce jour, de ce que j'en sais, bien que le chef du Clan Loup-de-givre, Drek'Thar, soit maintenant inapte à combattre.

Pour contenir cette menace, les Foudrepiques ont formé la Garde Foudrepique, dont le rôle est de défendre le Clan et ses membres contre les créatures voulant envahir leur territoire. Le Clan coopère beaucoup, paradoxalement aux nains de Forgefer habituels, avec le Clan Marteau-Hardi, notamment depuis qu'ils leur ont rapporté les têtes de quelques chefs trolls, et les Hauts-elfes survivants. Ainsi, la Garde combat aux côtés des deux factions suscitées, mais dispose également d'un renfort massif d'unités humaines de l'Alliance, sous les ordres du Capitaine Balinda Gîtepierre qui n'est ni plus ni moins le bras droit du Général Vanndar Foudrepique, hormis peut-être ses maréchaux, sans oublier des membres des autres races composant l'Alliance, tels quelques archers et druides elfes de la nuit.

Pendant longtemps, cette guerre sans merci a tenu les Foudrepiques loin des menaces plus importantes gangrénant Lordaeron, c'est-à-dire le Fléau et les réprouvés. Mais cela a changé peu après l'ouverture de Gilnéas, alors que les Foudrepiques, aidés par le SI:7 de Hurlevent et après une alliance avec les Crocs-de-sang d'Ivar, ont débarqué sur les hauteurs de Hautebrande pour combattre les réprouvés. Leur assaut initial, composé d'une force bougrement imposante, fut balayé, et j'ignore désormais s'ils ont abandonné l'idée d'attaquer directement Hautebrande où s'ils se remettent simplement de leurs blessures à l'heure où j'écris ces mots.


Affiche de propagande Foudrepique montrant les combats de la Vallée d'Alterac, par Buuk Blancpinceau.

Section III : La très glorieuse Alliance.

« Le temps est venu de réclamer justice pour les innombrables âmes perdues durant la chute de Lordaeron ! »
Citation du Roi Varian Wrynn de Hurlevent.

Mais parlons désormais de l'Alliance « en général. » Impossible d'imaginer une résistance en Lordaeron sans penser au moins une fois à l'Alliance. Celle-ci y a bien entendu combattu, et nous allons en parler dans les mots qui suivent. Commençons par le commencement, le plus vague. Il est notoire que l'Alliance a envoyé de nombreux bataillons, issus de Hurlevent comme de Forgefer, pour reprendre Lordaeron et purifier les Maleterres, en sont témoins Dun Garok, ce majestueux Fortin Nain dans les Contreforts de Hautebrande, et tous les hommes envoyés soutenir Austrivage, et ce jusqu'à sa destruction.

Soyons plus précis, Stromgarde par exemple. Ses survivants, une poignée, menés par le Prince Galen Trollemort ont de nouveau rejoint l'Alliance à la mort du Roi Thoras Trollemort, alors que le Royaume à peine reconstruit s'écroulait sous les assauts du Syndicat, des ogres, des trolls, de la Horde, etc... Les Stromgardiens, excellents fantassins, cavaliers et snipers nains, ont tout de même tenu dans les plaines verdoyantes d'Arathi, mais également au sein même des multiples villes, dont la cité de Stromgarde. Un ordre fut d'ailleurs créé en plus des troupes régulières de Stromgarde, la Ligue d'Arathor. Son rôle est de défendre le Royaume, notamment en prenant et en tenant divers bassins et autres positions de ressources stratégiques pour l'Alliance. Cette dernière la soutient, et l'appuie dans sa démarche.

Mais nous pouvons également citer le Camp du Noroit, petit campement de l'Aube d'Argent soutenu par l'Alliance, d'où parti un Noble, Maddox, quelques soldats alliés, des mercenaires et autres fantassins de l'Aube. Le Camp a tenu et tient encore, étant le point de départ de nombreuses expéditions, tant militaires que de la part de mercenaires, pour reprendre Andorhal. Mais malheureusement sans succès jusqu'à la chute du Roi-Liche, après laquelle l'Alliance et les réprouvés reprirent la ville jusqu'à une victoire de Sylvanas contre les hommes de Thassarian, le Chevalier de la Mort.

Ensuite, encore, nous avons aussi les Marteaux-Hardis des Hinterlands, ayant tenu leur territoire contre les Trolls, la Horde, le Fléau et les réprouvés. Ils ont participé à tous les combats en Lordaeron sous toutes les bannières, sans être réellement de l'Alliance, hormis depuis quelques temps. Mais il y a également le Kirin Tor, qui fut longtemps allié aux Ruines de Dalaran et au Moulin-de-l'Ambre autrefois gilnéen. Les Gilnéens d'ailleurs nous permettent de parler de la 7e Légion, débarquée dans les débuts de l'an 31 à Gilnéas avec une large flotte et un sous-marin, venant porter assistance au Front de Libération de Gilnéas pour anéantir les réprouvés dans le Royaume, mais également pour le tenir par la suite. Tous ces exemples ne sont pas les seuls, loin de là, il y a également Austrivage, par exemple, dont je reparlerai plus tard.


Magnifique preuve de l'union des races de l'Alliance ornant actuellement l'un des couloirs du Palais Royal de Hurlevent.

Section IV : Le Front de Libération de Gilnéas, quand le Chasseur devient la Proie.

« Alors il est temps pour ces prédateurs réprouvés de devenir les proies ! »
Citation du discours prononcé par Genn Grisetête avant l'assaut sur la Cité.

Parlons de Gilnéas désormais. Beaucoup les voient comme des couards, moi-même ait hésité fut un temps. Mais pouvons-nous réellement affirmer cela ? Ainsi ils ont sauvé leur nation, car s'ils ne l'avaient pas fait, seraient-ils morts en rejoignant Garithos ? Ou devenus morts-vivants quand le Fléau attaqua leur royaume ? Peut-être. Probable. En définitif, ils ont fait ce qu'ils ont fait, ont agi comme ils ont agi. Tout ce qui compte, c'est qu'ils sont de notables résistants en Lordaeron. Contre le Fléau, d'abord, mais plus sûrement contre les réprouvés. Ils les ont repoussé l'année même du terrible cataclysme, après que leur Roi ait unifié l'ensemble des gilnéens contre l'envahisseur, lors du débarquement des Elfes de la nuit.

Suite à cela, la plupart des gilnéens, menés par le Roi en personne, partirent pour Darnassus. Certains worgens s'engagèrent pour combattre aux côtés de leurs nouveaux alliés à la peau mauve, tandis que d'autres partaient pour Hurlevent. Notamment le Roi, qui parvint, aidé de Tyrande Murmevent et de Malfurion Hurlorage au préalable, à être de nouveau accepté au sein de l'Alliance par le Roi Varian Wrynn.

Mais Gilnéas, dans tout ça ? Alors que les civils étaient évacués, une bonne part des militaires et des volontaires se sont hissés sous la bannière du Front de Libération de Gilnéas (F.L.G.). Un groupe de résistants dont le but ultime était de reprendre Gilnéas et d'arracher Lordaeron des doigts nécrosés des réprouvés, au nom de l'Alliance bien entendu. Allié aux Crocs-de-sang et aux worgens de Hautebrande ayant bu le sang de Crowley, le F.L.G maintint longtemps les réprouvés dans le nord de la Forêt des Pins argentés, menant des attaques éclaires sur les convois et campements morts-vivants pour fuir dans la forêt l'instant suivant.

Le F.L.G a complètement annihilé la première vague réprouvée ayant attaqué Gilnéas. Rejoint par la 7e Légion de Hurlevent, ses membres ont même tenu les réprouvés à la Ligne de Front, c'est-à-dire au pied du mur, avant que le Seigneur Godfrey, réanimé peu avant, ne capture la fille du Seigneur Darius Crowley avec laquelle Sylvanas réussit à forcer Darius à fuir pour Gilnéas. S'il avait continué, sa fille serait probablement réprouvée à l'heure actuelle, mais il accepta de se retirer du champ de bataille, et le F.L.G se tient désormais en Gilnéas, repoussant avec l'aide de l'Alliance les assauts réprouvés venant de la mer et les troupes amoncelées au mur.

Je conclurais en parlant des Crocs-de-sang, ceux-ci s'étant alliés aux Foudrepiques pour combattre les réprouvés, mais suite à l'annihilation des forces de la Garde Foudrepique, j'ignore ce qu'ils sont devenus. J'imagine qu'ils combattent toujours les réprouvés. Les Worgens sont les pires ennemis des réprouvés, après tout.


Toile représentant le F.L.G dont l'un de leurs officiers, probablement le Seigneur Darius Crowley, par Aenar Switzgerald.

Titre II : La Maison Sombrecoeur, une famille ancienne.

Chapitre I : Une Histoire remontant aux sources humaines.

« Ternir l'honneur d'un guerrier est pire que le tuer. Tâchez de toujours offrir une mort digne à vos ennemis, garçons. »
Citation souvent employée par Antoine Sombrecoeur avant une bataille.

À présent que j'ai terminé ma présentation des résistances déjà bien connues, que vous retrouverez sans aucun doute dans des dizaines d'autres ouvrages tous plus loufoques les uns que les autres, je vais m'attacher au sujet auquel je désirais arriver. Une résistance à la fois si faible et si robuste, si discrète mais pourtant toujours présente dans presque tous les évènements cités jusqu'ici, mais également l'une des rares résistances encore en circulation. Oui, vous voyez ce que je veux dire, noble bien informé, grand nostalgique de Lordaeron, ou bien brave militaire de l'Alliance. Ils se sont humblement eux-mêmes surnommés la « Résistance de Lordaeron » et ils se voient comme représentant les vestiges de l'Alliance de Lordaeron. Les restes d'une Alliance que le destin a brisé, qu'il a laissé vide et flétrie sur le sol mais qui, pourtant, déchaîne toujours les passions chez les plus preux des patriotes. Cette résistance n'est autre que la continuité de ce que l’on a tout aussi simplement appelé l'Armée sombrecoeur, et la Lumière seule est au courant de toutes les appellations et pseudonymes qui lui furent donnés au fil des années. Mais commençons par le début voulez-vous, par un brin d'histoire, d'histoire très ancienne...

Leur histoire débute avec celle des hommes. D'abord simple tribu comme l'ont été les Cœur-de-Lion, ou quelques rares autres familles ayant réchappé aux guerres secouant Azeroth, ils ont survécu, et se sont endurcis, rejoignant ce bijou d'histoire connu sous le nom d'Empire d'Arathor. Alors menés par Aurèle Sombrecoeur, ils décidèrent sous son ordre de se joindre à cet Empire naissant, plutôt que de combattre et périr. Et quelle bénédiction se fut pour les deux protagonistes. Les Sombrecoeur tout nouvellement adjoints furent parmi les troupes les plus fidèles et les plus efficaces du Roi Thoradin. Une arme entre les mains, ils abattaient tous les ennemis de l'Empire sans aucun état d'âme, jugeant qu'un guerrier digne de ce nom préférerait mourir qu'être victime d'une simple once de pitié. Puis vint l'épisode des amanis, et les Sombrecoeur se taillèrent rapidement une réputation de tueurs de trolls. Certains disent que leur emblème en forme de Loup viendrait de là, que le vaillant Aurèle et son frère Antoine auraient abattu à eux seuls un puissant esprit Loup Amani. Mais, ce ne sont que des histoires.

La guerre prit finalement fin, et les cités-états de Lordaeron, Gilnéas, Alterac, Dalaran, Kul'tiras et enfin Hurlevent furent construites comme l'explique leur histoire respective. S'ensuivit les années sanglantes de pillage durant lesquelles les fortunes de l'Empire furent dilapidées aux quatre vents parmi les nouveaux royaumes naissants. C'est à ce moment-là qu'Antoine prit le pouvoir à la tête de la presque totalité des meilleurs guerriers du « Clan » et qu'il défia Aurèle qu'il vainquit, le laissant néanmoins vivre car, selon lui, le sang prévalait sur l'honneur. Ainsi déshonoré, l'ancien chef qui désirait alors rester fidèle à Strom, fut forcé à l'exil avec ses plus fidèles guerriers et proches pour la toute nouvelle Gilnéas, où ils devinrent lui et ses descendants les Seigneurs de Castelcroc, nom pris en l'hommage des Loups jumeaux symbolisant les deux frères liés par la guerre, symbole choisi par Aurèle peu après les guerres trolles. Antoine, quant à lui, jugea Strom comme étant devenu trop faible pour mériter sa protection, alors il décida de se diriger vers le Royaume le plus ambitieux aux plus grandes possessions : le futur royaume de Lordaeron. Particulièrement attiré par les pics où s'établirent plus tard les Marteaux-Hardis, il se dirigea dans les montagnes bordant le Nord de Lordaeron, au Nord-ouest de la position actuelle de Stratholme. Il avait décidé qu'il protégerait ce nouveau Royaume de ces trolls amanis qu'ils avaient déjà vaincu sans difficulté en s'installant dans cette Vallée qu'il surnomma Wolf-heim, et ses descendants devinrent les Ducs d'Esteloup pour la loyauté dont ils firent preuve auprès des Rois, ce qui signifiait dans un mélange du commun et de l'ancien vrykul « Le Tertre des Loups. » En plus des trolls, il avait décidé qu'il surveillerait également ces elfes maniant cette « magie » qu'il aimait si peu. Triste ironie, puisque ses descendants se lièrent bien plus aux hauts-elfes qu'il n'aurait pu le supporter de son vivant. Quant au reste de la famille, l'un des fils d'Antoine resta aux côtés de Strom, formant la future Baronnie de Honorshore, proche de la Stromgarde qu'il avait juré de défendre. D'autres s'éparpillèrent, on ne sait où dans le monde. Tout ce que l'on sait, c'est que le Clan... n'existait plus.


Antoine Sombrecoeur, dans son armure de Fantassin d'alors, la crête symbolisant son statut, et le Loup le nouveau symbole de sa famille.

Chapitre II : Guerres & Désolation.

Section I : La Menace peau-verte.

« Vous êtes mes garçons, la Fraternité du Loup Noir.
Vous apportez la paix et la prospérité par la guerre, quand la diplomatie en est incapable.
Je suis fier de vous, les enfants. Faîtes-nous honneur. »

Citation de Mephisto Sombrecoeur à l'ensemble des Chevaliers de Loup Noir après leur adoubement.

Quant au reste de l'histoire d'Antoine à notre époque, il n'y a rien de très intéressant à développer ici. Leur histoire fut commune à celle de leur Royaume respectif jusqu'aux guerres contre les Orcs, auxquelles ils participèrent en y envoyant notamment leurs chevaliers du Loup Noir, formés en l'an -6 par le Seigneur Mephisto étant parvenu à réunir sous sa bannière les trois maisons Sombrecoeur encore en activité, soit Lordaeron avec Esteloup, Gilnéas avec Castelcroc et Stromgarde avec Honorshore. Ils furent notamment unis sous la bannière de cette Fraternité de chevaliers, entamant ainsi une ère de prospérité entre les trois familles, tandis que Mephisto alla jusqu'à reprendre ce nom de « Clan » abandonné suite aux guerres trolles pour appuyer cette réconciliation, nom pris en hommage à la mémoire de leurs ancêtres.

Mais cela ne dura pas. Au lendemain de la Seconde guerre, les nations respectives de chacune des maisons se séparèrent, et les familles elles-mêmes suivirent leur exemple, avec chacune plus ou moins de raisons de le faire. La principale cause de conflit fut entre les Lordaeronnais et les Gilnéens. En effet, Mephisto laissa à sa mort deux fils, Wallace et Victor, et les respectivement désignés Duc d'Esteloup et Seigneur de Castelcroc. Les deux frères s'entendaient fort bien, Mephisto pensait donc ne pas avoir de soucis à se faire. Ce qu'il n'avait pas prévu, c'est que l'aîné, Wallace, le suivit dans sa tombe avant même d'avoir pu profiter de ses titres. Il avait en effet décidé d'auréoler la famille Sombrecoeur de gloire en allant lui-même porter secours aux nains de Khaz Modan face à la menace peau-verte, en expansion, ne faisant guère attention aux rumeurs rapportées par Lothar et ses compatriotes, ignorant probablement la réputation des guerriers de Hurlevent.

Suite à cela, l'aîné de ses trois fils, Volkmar, prit la succession et exigea que son oncle Victor se soumette à lui, prétextant que son paternel ayant été le premier fils de l'Unificateur, c'était à lui de les diriger tous. Ce à quoi le Gilnéen opposa un refus catégorique. Il disparut par la suite, dans des circonstances plus que douteuses, soi-disant attaqué et capturé par une bande de maraudeurs orcs en Hautebrande, pendant la guerre, alors qu'il allait à la rencontre de son neveu plein de fougue. Cette histoire laissa un goût amer dans la bouche de son successeur, Klayn, qui refusa tout autant la demande de Volkmar, refusant de le rencontrer. Heureusement pour lui, car l'on découvrira plus tard que Victor avait été jugé traître et condamné à être enfermé à vie sous Wolf-heim, n'étant libéré que vingt ans plus tard par des hommes de son autre fils légitime, Darnat.

Et vint finalement la Troisième guerre. Il n'est pas aisé, sachez-le, de recueillir toutes les informations datant de cette période. Je pense néanmoins pouvoir affirmer que j'en connais la majeure partie. La seule famille véritablement impliquée dans celle-ci fut celle de Lordaeron, et elle en a payé le prix du sang. Les Sombrecoeur de Castelcroc restèrent derrière le Mur de Gristête, plongés dans les événements en accord avec la période, et ceux de Honorshore furent bien vite plongés dans les guerres de frontières avec le Fléau et dans les conflits internes contre le Syndicat, les Ogres et les Trolls.


Les Chevaliers du Loup Noir, bras armé des Seigneurs Sombrecoeur, d'Aenar Switzgerald.

Section II : Le Fléau de Lordaeron.

« Est-ce cela ta miséricorde, Lumière ? Me regardez mourir pour toi et ne rien m'offrir d'autre que la trahison et la douleur ?
Qu'il en soit ainsi. »

Citation de Volkmar Sombrecoeur, peu avant la crise de rage qui précipita sa mort.

C'est une histoire sombre, très sombre. La Fraternité du Loup Noir était en lambeaux, suite aux conflits ayant rongé la famille, aux pertes lors de la Seconde guerre, au départ d'une bonne part de ses effectifs pour Draenor aux côtés du Chevalier-Champion Darnat Sombrecoeur et aux disparitions orchestrés par son dirigeant d'alors, Andar Sombrecoeur, de ceux lui tenant tête. Elle était pourtant là, et c'est grâce à elle et à l'agressivité de son chef que nous devons à Wolf-heim d'avoir tenu si longtemps. Mais parlons de Volkmar pour commencer. Il n'a pas, ne serait-ce qu'un instant, abandonné Lordaeron à son sort, bien au contraire. Ce Seigneur plus âgé que du temps des orcs envoya nombre d'hommes à travers tout le Royaume dans le but d'appuyer les autorités de celui-ci dans la crise qui l'ébranlait. Voilà pourquoi l'on retrouve des natifs de Wolf-heim dans de nombreux événements ayant ébranlé Lordaeron. Volkmar, quant à lui, n'intervint en personne qu'après avoir appris la destruction de Dalaran, notamment en protégeant Wolf-heim d'un assaut de démons de la Légion Ardente. Pris de l'un des nombreux coups de rage qui forgea sa réputation, il s'entoura de quelques-uns des meilleurs chevaliers et mena une nouvelle expédition pour l'extérieur, tandis que le reste avait pour ordre de tenir Wolf-heim quoi qu'il en coûte. Il força alors le passage à travers Pestebois, puis finit par rencontrer le chemin des elfes de sang du Prince Kael, auprès duquel il rejoint le Grand Maréchal Othmar Garithos, sous lequel Volkmar servit vaillamment, estimant que Lordaeron avait cruellement besoin d'un homme tel que lui pour survivre.

Sa foi envers lui ne fut ébranlé qu'en voyant ses frères elfes de sang enfermés dans les prisons magiques de Dalaran. Sa seule réaction à la réaction du Maréchal fut de laisser passer les forces elfes de sang en fuite quand il les croisa, accompagné de ses hommes. Puis vint la terrible débâcle de la Capitale. Malgré la victoire sur le Seigneur de l'Effroi, cette Dame noire qu'il haïssait profondément venait de trahir son héros, qui avait pourtant décidé de la laisser partir sans l'abattre. Comme le reste des forces de Garithos, il prit la fuite avec ceux l'ayant suivi depuis Wolf-heim, récupérant sur son passage tous ceux qu'il pouvait récupérer. S'ensuivit une errance à travers Lordaeron, passant de groupes en groupes, assistant là les Écarlates, ici l'Aube d'Argent, ou même encore des régiments de passage envoyés par l'Alliance.

Il finit, avec ce qui lui restait d'hommes, par rejoindre un ordre naissant nommé la Rédemption de Lordaeron, qui était stationnée à Austrivage où, déjà, tenaient quelques troupes de Hurlevent, sous la juridiction du Sénéchal Idrid, dit le Sans-nom, Paladin de Lordaeron. Celui-ci avait été nommé à ce grade de Sénéchal notamment grâce à l'intervention du Comte Takeo Dalanor, dirigeant de la célèbre Ligue des justes ayant énormément fait parler d'elle à une époque, tant que je suis persuadé que nombre de mes lecteurs retrouveront de vieux journaux à leur sujet. C'est également pendant cette période que son épouse Moranna, une demi-elfe, lui fit don d'un fils. Néanmoins, malgré le fait que Volkmar pensait avoir trouvé le nouveau Garithos qu'il recherchait en la personne de ce Paladin dont les rédempteurs combattirent des années durant toutes les horreurs qui sillonnaient Lordaeron en long et en large, le Seigneur Volkmar partit un jour seul dans les Maleterres. Nul ne sait pourquoi, certains pointent du doigt son épouse en affirmant qu'elle ait commis l'adultère, d'autres parlent simplement des coups de rage légendaires dont il était vraisemblablement de plus en plus victime. Tout cela pour dire qu'il succomba lors d'une embuscade morte-vivante, et qu'il fut relevé en tant que terrible Chevalier de la mort du Fléau. Suite à cela, le fils dont j'ai déjà parlé étant mort et les autres dispersés aux quatre vents, son épouse elle se fit amante opportuniste du Sénéchal pour qui son mari avait combattu, finissant par, plus tard, devenir à son tour l'un de ces terribles monstres du Fléau, qui sera brûlée en place publique à Hurlevent, de longs mois plus tard.

De son côté, Wolf-heim avait tenu grâce aux efforts répétés du Chevalier-Capitaine Andar Sombrecoeur, du Maître d'armes Luthor Sombrecoeur et du Conseil de la ville elle-même. Indépendants et renfermés sur eux-mêmes, ils ne se contentaient que de mener quelques assauts sur Pestebois pour en réduire la population morte-vivante. Mais l'on sait également qu'ils accueillirent entre leurs murs les membres de la Croisade Écarlate et de l'Aube d'Argent qui demandaient le pain et le logis, malgré une méfiance hors du commun envers les étrangers, et qu'ils menèrent quelques expéditions par la mer, notamment pour porter assistance aux elfes de Quel'Thalas, auprès de qui les Sombrecoeur étaient très proches. Puis revint Volkmar après avoir saccagé le lieu où avait grandi son épouse, menant les armées du Fléau. Il prit rapidement Wolf-heim au nom du Fléau, son talent de stratège n'étant pas mort avec lui, tandis que les survivants fuyaient, et ne fut arrêté que bien plus tard par Moranna elle-même qui mit fin à ses jours sans aucun scrupule, maintenant qu'elle n'était plus sa veuve mais son ennemi. On ne retrouva de lui que sa chevalière et une partie de son armure, désormais conservées dans la crypte de la citadelle de Wolf-heim

« Sous la dague d'une Vipère prenaient fin les souffrances d'un Loup »
Citation d'un auteur inconnue à propos de la mort de Volkmar.


Volkmar, lors du siège de Wolf-heim

Section III : L’Avènement du Sauvage de Kalimdor.

« Pas de pitié, pas de quartiers. Pas la place pour ça dans la guerre. »
Dicton des guerriers d'Arkhai en son temps.

Arkhai... Je ne saurais que dire de lui. Lorsque Dame Jaine Portvaillant partit pour Kalimdor, le frère aîné Volkmar envoya Arkhai à ses côtés pour coloniser l'ouest, et permettre au souvenir du Clan de se pérenniser. Il était cruel, mauvais et turbulent. Ce n'est en somme pas très étonnant qu'il ait été éloigné si longtemps. Après avoir appris la mort de Volkmar, il revint en Lordaeron à la tête de la bande de brigands, de bandits et de pirates qu'il avait formé au fil des ans. Réunissant les anciens guerriers de son frère, il avança sur Wolf-heim et l'a repris des mains des maigres zombies présents, relevant chaque baliste et chaque tréteau pour se préparer à renvoyer le Fléau s'il repointait le bout de son nez décharné. N'étant néanmoins pas stupide, probablement loin de là, il suivit l'exemple de son frère en rejoignant la Rédemption, prêtant même serment d'allégeance au Sénéchal Idrid. Nombre de gens se plaisent à parler de cette allégeance, qui fut bafouée sans jamais que le serment ne soit réitéré par ses successeurs. Certains disent même qu'ils se refusent à croire en sa véracité, car il serait stupide pour un noble de Hurlevent d'imaginer un pair mettre un genou à terre devant ce qu'il qualifie de roturier, sans aucune goutte de sang bleu, sans même un nom. Pire, prenant le nom d'une ressortissante de la noblesse tirassienne après leur mariage. Ce ne serait, pour eux, qu'un linceul de mensonge rongé par des mites hargneuses.

Mais ce serment avait une importance, fut un temps. Avant qu'il ne soit pas bafoué par Arkhai lui-même, qui décida de faire cavalier seul dans la période durant laquelle le Sénéchal prit pour épouse Dame Cathules, à laquelle il est toujours marié. Laissant Wolf-heim au Conseil rallié, auquel il manquait un membre qu'Arkhai massacra purement et simplement dans un duel à mort suite à son refus de le laisser prendre la place encore chaude de Volkmar, et à Luthor Sombrecoeur, devenu Chevalier de la mort. Quant à Andar, d'ailleurs, nul ne sait ce qu'il est advenu de lui. Arkhai amoncela une bande de brigands, mercenaires et guerriers sanguinaires pour continuer la guerre de son côté, s'installant un temps parmi certains domaines des champs de Hautebrande, avec le soutien du Comte Dalanor qui vous l'aurez remarqué avait une bonne influence sur la région à l'époque, aux côtés des villageois y vivant de l'époque, avant de se diriger vers le Mur de Grisetête au pied duquel chantaient les loups. Il y établit un village tout de bois et de piques, Sanguynar, qui fut rasé par la force d'invasion réprouvée se dirigeant vers Gilnéas, du temps de Gabriel.

Gabriel, justement. Fils illégitime de Volkmar envoyé très tôt pour Hurlevent, il y fit ses classes et ne revint en Lordaeron qu'après avoir été sous-officier dans la 7e Légion et ancien Garde de Theramore. Fort de ces expériences, bien que moindres, de la guerre, de son sens de la stratégie, et du soutien de son oncle gilnéen Darnat Sombrecoeur tout juste revenu de Draenor, il prit la succession comme Seigneur d'Esteloup à la mort d'Arkhai, ce dernier succombant face à une forme de maladie très rare ayant normalement disparue des années auparavant. Ainsi se finissait un âge de traîtrise et de coups de poignards orchestrés par des femmes manipulatrices amies des pires crapules de l'univers et à la vertu aussi fine qu'un voile en tisse-mage. C'était également la fin d’une organisation archaïque plus proche des peuples barbares de Kalimdor que des humains, pour un retour à l'organisation militaire stricte dont l'Alliance est si fière. Le Clan et son armée durent également faire face aux problèmes diplomatiques, puisque Arkhai s'était allié fut un temps à un groupe de dissidents écarlates dont la fille de son second frère, Gavril, a fait partie. C'est à cette époque qu'Arkhai a prêté allégeance à la maison de Wrynn. Serment que ses successeurs n'ont pas réitéré, trop fiers pour cela. Néanmoins, Gabriel ne resta pas longtemps au pouvoir. Il s'occupa du Clan un temps, depuis Wolf-heim, après avoir été formé et éduqué à la va-vite par l'ancien Chevalier-Champion de la Fraternité. Mais le jour même du terrible Cataclysme, Wolf-heim plia le genou une nouvelle fois, face aux réprouvés.

Suite aux terribles combats qui secouèrent la ville, pardonnez-moi ce jeu de mot plus que puéril, ceux-ci ne définirent aucun vainqueur. Pas de gagnant, pas de perdant. Juste un abandon d'une ville en lambeaux par les réprouvés, ceux-ci n'y laissant qu'une maigre garnison en charge d'annihiler les derniers survivants qui ne leur ont jamais fait ce plaisir. Suite à cela, Gabriel, malgré sa contre-attaque héroïque qui sans aucun doute permit à Wolf-heim de ne finir dans les griffes de la Dame noire, fut mortellement blessé et dut accepter le sang des worgens. Il décida néanmoins qu'il n'était pas de taille à mener les siens à la victoire, et il fit la chose la plus inattendue qui soit : Il donna son titre à l'un des derniers membres de sa famille en vie, l'un des petits fils de Mephisto. Darnat Sombrecoeur de Castelcroc, Fils de Salya et de Victor Sombrecoeur, le Gilnéen, alors même que le Mur de Grisetête tombait et que Gilnéas s'ouvrait au monde.


Tableau d'Aenar Switzgerald représentant Sylvanas face au Mur de Grisetête.
La Représentation d'un événement qui changera à jamais la donne en Lordaeron

Titre III : Un Fléau pour un autre.

Chapitre I : Retour aux racines.

Section I : Tendre foyer.

« Détrompez-vous, il n'y a aucun honneur à combattre les réprouvés.
Cette guerre est sale, ce sera le plus pragmatique et le plus perfide qui l'emportera. Comment tenons-nous ?
Parce que nous n'abandonnerons jamais, pas tant que l'étendard blanc sera absent de la plus haute tour de la Capitale. »

Citation de Darnat Sombrecoeur.

Ainsi Darnat Sombrecoeur, Ex-Chevalier-Champion de la Fraternité du Loup Noir et Fils de Lothar, devint le Duc d'Esteloup malgré le fait que seul un petit nombre d'individus le désigne par ce titre. Plus que ses prédécesseurs dont aucun ne s'était fait appeler ainsi depuis Mephitsto et ce pour une raison qui, pour l'heure, m'est toujours inconnue. Pour revenir au sujet qui nous intéresse, le nouveau Seigneur apprit la nouvelle au beau milieu de Khaz Modan. À peine eut-il jeté l'ancre dans la Baie de Baradin à moins d'un mile d’une Menethil sous les eaux, qu’il fit débarquer les maigres survivants ayant fui Sanguynar à ses côtes tandis que le navire et son équipage restaient sous la juridiction de frère d’arme Marn Molfren Senior, Capitaine de navire tirassien reconnu.

Je me permets d'ailleurs une parenthèse pour vous citer une anecdote. Ce navire faisait en fait partie d'un trio de frégates qui fut gracieusement offert par la marine de Theramore dans le but de finaliser les négociations ayant en ce temps eut lieu entre le Seigneur Darnat Sombrecoeur, bien qu'il soit encore à cette époque Chevalier-Capitaine pour le compte de Gabriel, et le Maréchal Lannes de Chemincour de la IVe Brigade de Theramore.

Refermons notre parenthèse. Suite à ce débarquement, la frêle troupe s’avança dans le marécage, tombant finalement nez à nez avec un certain Walace Soran, celui qui deviendra plus tard le premier spécialiste de la Fraternité, ayant été envoyé par Gabriel en personne pour leur narrer la chute de Wolf-heim et apprendre au vieux Loup que Gabriel lui léguait l'entièreté du pouvoir. Ce qui est en soi une ironie assez profonde et amusante quand on y pense.

Par la suite reprit la longue traversée, qui partit des marécages humides bordant Grim Batol aux ruines désolées de Sanguynar en passant par les terres du royaume de Stromgarde et par une Hautebrande balafrée. Quel choc dut être que de voir les forces Réprouvées au Mur de Thoradin, que de voir toute trace d’humanité rayée de Hautebrande sans qu’une seule bannière de Lordaeron ne soit même laissée debout. Mais plus que tout, que de voir la porte de Gilnéas grande ouverte, alors que de petites bandes de troupiers s’y tenaient. La guerre des Pins argentés ne faisait que commencer, et le F.LG mené par Darius Crowley venait tout juste à cette époque de se faufiler à travers le filet mort-vivant pour atteindre le nord de la forêt. Et fort heureusement d'ailleurs, puisque cela permit aux rescapés de Sanguynar de se faufiler dans la brèche ouverte sans rencontrer de résistance majeure pour finalement assister à un terrifiant spectacle. Le spectable d'une Gilnéas ravagée par la guerre, d'une Gilnéas dont le sol était encore imbibé du sang des gilnéens et de la poudre à canon fraîchement tombée des longs fûts. Sans oublier, ce serait idiot que de le faire, cette énorme carcasse de canonnière trônant dans les bois au pied du mur, côté intérieur.

Ni une, ni deux, celui qui n’était destiné à ne jamais hériter d’un seul titre de noblesse se dirigea vers Quilleport d’où partait alors le dernier navire elfe de la nuit rempli de civils. Il y retrouvera son fils aîné, Trynos Sombrecoeur accompagné de quelques anciens chevaliers et hommes d’armes de la maison, et ce qu’il apprit de sa bouche le laissa pantois. Son neveu, Aaron Sombrecoeur, avait livré son propre père tout juste victime d'une morsure d’un worgen au peuple qui, aussitôt, a mis à mort celui qu’il avait pourtant adoré pendant plus d’une douzaine d’années. Une fois au pouvoir, Aaron ne fit rien, là où son paternel avait appuyé le Roi dans la rébellion de la porte. Rien du tout. Il se cantonna à son manoir avec ses serviteurs, ses alliés et les soldats forcés de lui obéir, transformant de cette façon l’endroit en marché du vice et de la débauche et abandonnant à leur sort et aux crocs des hommes-loups les villageois vivant sous sa tutelle. Le vieux seigneur apprit également que son second fils, Wean Sombrecoeur, était avec son larron de neveu pour des raisons inconnues, tandis que sa fille Salyce avait disparue à la fermeture du mur de Grisetête. Cette dernière ne fut d'ailleurs retrouvée que des mois plus tard parmi les rôdeurs des Grisonnes par un agent de la famille, Nartrach Ményroth.

Pour en revenir à Aaron, celui-ci avait même affronté son frère cadet en duel, qu'il vainquit en faisant intervenir ses propres gardes pendant ledit duel, et l’avait banni. Hector, de son nom, avait ensuite disparu avec Trynos et ses fidèles dans la péninsule gilnéenne, servant du mieux qu'il pouvait Royaume avant d’être lui-même transformé en worgen. Chose qui le conduit à partir pour Kalimdor avec les elfes de la nuit une fois le rituel de la Faux d’Élune et les batailles qui suivirent accomplies. Le Duc partit immédiatement en direction du manoir familial de Castelcroc dans les montagnes à l'ouest de Gilnéas, épaulé d’un côté par son fils Trynos, et de l’autre par celle qui, à l'époque simple fiancée, allait devenir son épouse, l’Archimage Naylia Siana. Forcer les portes fut aisé, et atteindre Aaron le fut tout autant. Dans la mêlée qui suivit, l’un des prétoriens fut abattu, tandis que les autres ployaient l'échine devant celui qui avait dompté Draenor et y avait survécu, celui qui désormais avait la place de son grand-père Mephisto tout en étant le gilnéen qu'ils connaissaient. Aaron fut rapidement abattu par son cousin Trynos dont la mère subit le même le même sort, vile vipère de mèche avec Aaron, après avoir essayé d’abattre le père des enfants qu'elle avait honteusement abandonnés.

Aaron était tombé, et tout était à reconstruire. Héritant des titres de propriété de Castelcroc, il était désormais le souverain des deux maisons majeures de la famille, ne manquant que Stomgarde pour compléter le tableau. Quant à la suite des événements, ils s’enclenchèrent suite aux querelles engendrées par quelques farouches résistants secouant Gilnéas, et s'enchaînèrent plus d’un an et demi durant, sous la gestion du Duc Darnat Sombrecoeur. Celui qui deviendrait, un jour, le symbole d’une résistance désespérée.


Portrait du Duc Darnat Sombrecoeur d'Esteloup, portant la signature d'Aenar Switzgerald

Section II : La Forteresse des Loups de Lordaeron.

« Les réprouvés ont ramené avec eux une arme capable de noyer des citées entières sous la peste.
Même Fenris, notre dernier rayon d'espoir dans toutes les ténèbres qui entourent nos royaumes est maintenant menacé.
Bientôt nous n'aurons plus rien à défendre, et cela signifie qu'il ne nous reste plus qu'une seule option...
... L'attaque. »

Un morceau du discours du Chevalier-Capitaine Lucius Vaanes avant l'assaut sur la Barricade lors de l'Opération Immondes Bâtards.

En effet. Durant cette période trouble, Gilnéas venait tout juste d'être vidée de la plupart des membres du Front de Libération, ceux-ci partant en direction des Pins argentés afin de mener la plus grande percée alliée de l'histoire de Lordaeron depuis la mort de Garithos. Pendant ce temps, tandis que les événements bien connus opposant la Dame Noire au Seigneur Crowley tapissaient de nouveaux grimoires de lettres de sang ; Gilnéas n'était pas muette. Dans le même laps de temps, moult groupes de résistants et de pseudo-patriotes, dont les dirigeants étaient plus paternalistes les uns que les autres ; se menaient une sorte de guerre intestine grotesque pour obtenir l'hégémonie de Gilnéas dans le dessein d'être les seuls « résistants. » Cette attitude eut le don d'exaspérer le Seigneur Sombrecoeur, ce dernier préférant quitter Gilnéas, pour rejoindre la Forteresse toute juste abandonnée de Fenris.

Cette Forteresse avait été reprise quelques mois, sinon plus, auparavant par l'ancienne Rédemption de Lordaeron dont les vestiges étaient alors toujours stationnés en Hurlevent, s'apprêtant à prendre le large pour Theramore et les événements bien célèbres pour tout intellectuel de Hurlevent. Ces rédempteurs y avaient donc amené civils et laissé une garnison qui ne put malheureusement tenir bien longtemps face à la puissance Réprouvée. Ainsi, une grande part des citoyens de Hautebrande accepta le célèbre « Don du sang » sous l'empire de la logique suivante : « Mieux vaut la Bête sauvage à la Bête décharnée. » Pour en revenir à notre histoire initiale, le Seigneur atteignit ainsi l'île avec ses partisans, soit quelques centaines d'hommes, pour en occuper le fort en mauvais état. De par sa position, les événements des Pins argentés, la situation réprouvée générale et surtout la taille insignifiante de leur groupe, les morts-vivants les laissèrent un long moment tranquille. Sans oublier que les facteurs naturels rendaient l'Île difficile à attaquer.

C'est à partir de là que la toute jeune Armée sombrecoeur commença à se faire connaître. Son seul point d'attache devint rapidement l'un des seuls points d'attache de l'Alliance en Lordaeron, ajoutée à Gilnéas, le Camp du Noroît et le Nid-de-l'Aigle occupé par les vaillants soldats de la Brigade Courtetaille de Forgefer y ayant été affectés suite à la destruction de Dun Garok. C'est dans les batailles et le sang versé que nombre d'histoires et de légendes se forgèrent au fil des mois qui devenaient des années. Pour ne donner que quelques exemples, l'Archimage Naylia Siana, Duchesse de Quel'Thalas, Général de la Résistance et épouse du Seigneur Sombrecoeur ; les Chevaliers Walace Soran, le premier Spécialiste de la Fraternité du Loup Noir belluaire de son état, et Dùran McThan, que les rumeurs désignaient avant son décès comme la Lame Fantôme, l'Ombre du Seigneur du Loup Noir ; et enfin le Baron Lucius Vaanes, arrivé comme prisonnier et pour l'heure Baron, en étant passé durant son ascension par les titres de Chevalier-Capitaine de l'Armée sombrecoeur et de Colonel de la Dissidence. Si son histoire vous intéresse, je vous redirige vers l'ouvrage « Le Vautour de Lordaeron » rédigé par Veronica Writedown à partir de sa nomination comme Aspirant de la Fraternité.


Tableau représentant un Chevalier errant sur les berges de l'Île de Fenris, et dont l'auteur est un soldat sombrecoeur anonyme.

Dans les mots qui suivront, je vais m'atteler à une tâche ardue : Vous présenter une chronologie des campagnes les plus importantes qui virent l'apparition des sombrecoeurs, en oubliant donc les plus petites opérations, et ce jusqu'à la chute de l'Armée sombrecoeur pour sa renaissance en Résistance de Lordaeron.

Section III : Luttes en territoire hostile.

Il est bien difficile, je me répète à bon escient, de lever une chronologie complète de toutes les campagnes de l'ancienne Armée sombrecoeur à partir des bruits qui courent et des informations qu'a bien voulu me donner leur État-major qui a je suppose masqué les détails les moins reluisants ou les plus secrets. Je vais néanmoins essayer d'en présenter quelques-uns, celles qui secouèrent le « plus » Lordaeron. Entre épais guillemets, car bien de peu d'individus même dans l'Empire réprouvé sont au courant de tous ces faits.

Paragraphe n°1 : Spectres et Fantômes.

J'ai tout d'abord le devoir de citer l'Opération Spectres de Silverpine. Cette opération n'a pas réellement eu de durée, celle-ci débuta dès l'arrivée des soldats de la maison Sombrecoeur sur l'Île de Fenris, et elle dura tout le temps de leur présence dans les Pins argentés, bien que nombre de rapports à ce sujets soient ou absents ou disparus. Le dossier de l'opération recense toutes les attaques mêmes minimes et toutes les reconnaissances menées dans la Forêt. Cela va des attaques qui furent menées contre les caravanes aux assauts sur les fermes éparses servant d'avant-poste de fortune, mais aussi les missions menées sur les Îles de l'Aube dont le but était en général de réglementer la population de Murlocs et d'araignées réprouvées amenées sur place par ces mêmes spectres. Murlocs et araignées qui, rappelons-le, servaient et servent toujours à bloquer toute tentative de contournement réprouvé, et d'après mes sources, ceci était déjà le cas avant même que les sombrecoeurs n'arrivent.


Les Worgens, parfaite représentation de la guérilla des Pins argentés.

Paragraphe n°2 : La Nation Corbeau.

Nous pourrions citer l'Opération Renaissance du Corbeau. Elle est néanmoins difficile à appréhender, car nombre de détails sont tenus secrets, même parmi les rares soldats toujours envie depuis. C'est un sujet « tabou. » Je peux simplement vous dire que le Corbeau est une ancienne tribu de l'époque des Guerres Trolles qui fut quasiment annihilée par l'Empire de Thoradin. Elle se cacha par la suite, d'abord sur une île proche de Lordaeron puis dans les montagnes au Nord-Est des anciennes Maleterres pour former la Nation Corbeau, comme ils s'appelaient eux-mêmes, qui reste principalement humaine mais dispose également d'elfes, au vu de sa position actuelle, et de nains pour leur grand attrait à la Forge. En effet, l'on dit d'eux que pour des raisons mystérieuses, ceux-ci disposent d'une affinité particulière avec la forge, l'ingénierie, mais également la technologie éthérienne. De ce que j'ai pu apprendre, tous les membres de cette faction sont morts face aux réprouvés dans le courant de l'an 32. Que l'Armée sombrecoeur ait été ou non de leur côté et quels combats ils ont mené avec eux, j'ai bien peur de l'ignorer.


Ce qui serait apparamment une rue de « Old Hope », l'ancienne demeure du Corbeau, après sa destruction. Auteur inconnu.

Paragraphe n°3 : Le Phœnix bleu à l'agonie.

Citons également l'Opération Phœnix bleu, qui opposa des elfes de sang dissidents au régime à la régence. Il est désormais notoire que les sombrecoeurs les soutinrent ne serait-ce qu'un minimum, en envoyant une vingtaine d'hommes pour fortifier leur village, et mener diverses missions dans les sauvages Terres fantômes. Mais quand ceux-ci furent découverts par les réprouvés sur place, ces derniers avec l'aide de la Régence ne tardèrent pas à leur tomber dessus avec tout ce dont ils disposaient. Ils furent annihilés, et ils durent fuir à travers les Terres.


L'Ordre des Chevaliers de Sang représentent parfaitement une bonne partie de leur peuple : Mauvais et Abjectes.

Paragraphe n°4 : Le Règne de Pestelame.

Parlons du Chevalier de la mort Aron Pestelame désormais, celui qui donna son nom à l'Opération du même nom. Il était un Chevalier de l'Impie, l'un de ceux qui se disant apte à prendre la place du Roi-Liche. Partant de ce postulat, il rassembla une armée et s'attaqua à un territoire que l'on nomme Hautes-Terres de Lordaeron. Une terre épargnée par le Fléau dans les Montagnes de Lordaeron, séparés des morts-vivants par une lourde chaîne de montagne jusqu'à cette période. La zone était parsemée de villages et même de deux petites villes, mais elle disposait d'une protection ridicule. Malgré la réaction des sombrecoeurs, venus à la base pour traquer ce mort-vivant leur ayant déjà barré la route, rien n'y changea. La centaine d'hommes en armes et leur équipement sur des mules de bats n'y fit rien, ils furent vaincus et la région perdue. Il se dit que dans une ultime preuve d'humiliation, Pestelame les laissa filer, ceux-ci marchant entourés d'une haie d'honneur constituée de goules et des rares morts-vivants qui lui restaient, du fait de la destruction de tous ses campements. Enfin, c'est ce que racontent les rumeurs.

Peu après cette campagne, une dizaine de volontaires partirent pour le Norfendre aux côtés du Seigneur et du Chevalier-Capitaine. Là-bas, ils cherchèrent à retrouver le fils aîné du Seigneur, Trynos. Et ils le retrouvèrent, mais ils y récupèrent également, et ce par un concours de circonstance, celle qui était destinée à devenir l'épouse dudit Seigneur, Naylia Siana. Cette dernière avait quitté l'Armée quelques mois auparavant pour des raisons inconnues et avait disparu lors d'une mission qu'elle menait au nom du Concordat Argenté. Cette Opération non-officielle a pour nom de code Neige Sanglante, pendant laquelle leur objectif stratégique principal parvint à son terme : Ils trouvèrent un traité sur les val'kyrs du Roi-Liche, écrit de la main d'un scientifique du Fléau, qui leur permit de fonder la théorique du Tueur de Val'kyr, qui n'existe à l'heure actuelle qu'en un unique individu.

Il paraîtrait également que Pestelame y fut retrouvé, et défait par le Chevalier-Capitaine Lucius Vaanes en personne. C'est du moins ce que disent les rumeurs.


Représentation du Chevalier de la Mort Aron Pestelame par un soldat inconnu.

Paragraphe n°5 : L'Échec de la Chute-du-Loup.

À ce stade, je vous rappelle que je ne cite pas les plus petites opérations, en ayant jusqu'ici déjà sauté plusieurs. J'arrive à l'Opération Chute-du-Loup, elle aussi bien connue. En effet, elle débuta sous l'impulsion du Commandant Aronh Tannetir, alors dirigeant de la Brigade Courtetaille, qui rassembla des groupuscules de l'Alliance et même de Theramore dans le but de se rendre dans les vallées d'Alterac pour soutenir les foudrepiques face à la Horde. L'armée sombrecoeur y participa en toute logique, en commençant par reprendre un village alteran proche des mains des ogres d'où ils menèrent des attaques visant plus à saper le morale des loups-de-givre proches qu'à leur infliger de lourd dégâts, en souillant un lieu sacré par exemple, ou en empoisonnant leurs loups. La Fin justifiait alors les Moyens, et quand bien même les moyens furent ignobles, la fin ne fut qu'une amère défaite quand le pont reliant le fortin foudrepique à la vallée où se déroulaient les combats fut détruit par les forces de la Horde.


Représentation de Drek'Thar du Clan Loup-de-givre, par Buuk Blancpinceau.

Paragraphe n°6 : Vengeance pour Lordaeron.

Je me dois désormais de vous citer une série d'Opérations, celles qui mirent en jeu la terrible Citadelle de Katr, domaine d'Aethius Plaguespreader. Tout débuta lorsqu'un jour le Seigneur Sombrecoeur s'absenta pour une raison qui m'est inconnue. Au moment de son départ, l'Opération Immondes Bâtards était en cours. Sous la tutelle du Chevalier-Capitaine Vaanes, les troupes avaient pris possessions de quelques champs dans les Maleterres de l'ouest. En réponse, le Haut-Exécuteur Fearmaker, qui je crois s'occupait de cette région à l'époque, attaqua celles-ci en représailles. Au même moment, il envoya une vaste force investir le Fort Andar, ancien fortin surplombant l'ancienne Sanguynar, qui avait été investi par des mercenaires équipés comme des soldats sombrecoeurs, et même, pour l'un d'eux, comme le Seigneur. Par chance, les sombrecoeurs repoussèrent les réprouvés, malgré quelques pertes à déplorer du côté des champs, et plus encore de celui des hommes, et parvinrent même lors une contre-attaque à faire fuir les restes des assaillants du Fort où ils s'étaient alors réfugiés. La Barricade était donc dégarnie l'espace d'une soirée, et le Capitaine en profita pour foncer à travers après un discours des plus inspirés, appuyé dans cette entreprise par les trois engins de siège dont disposait l'armée. Il parvint à enfoncer la porte et à disperser ses troupes bien dégarnies en hommes à travers Tirisfal, dans de multiples petits camps construits pour l'occasion. Quant aux engins, ils avaient été détruits après avoir mené à bien leur entreprise : Enfoncer la porte. Selon le peu que j'en sais, une large campagne de désinformation fut menée contre les réprouvés par des moyens m'étant encore inconnus, et dont les tenants me font frémir rien que de les imaginer. Tout ce que je sais, c'est que peu parvinrent à rejoindre la Ferme des Sollidens, mais que ces survivants étaient parvenus à vaincre le Haut-Éxécuteur. Désormais, la voie vers Katr leur était ouverte.

Par la suite, je sais que c'est durant cette période, sans en connaître les détails, que les forces les plus fidèles du Chevalier-Capitaine Vaanes se retirèrent de l'armée sombrecoeur pour former la Dissidence à la suite d'une opération personnelle, l'Opération Deadsfall. Pendant qu'ils partaient au loin, les sombrecoeurs continuèrent leur ruée vers Katr, et menèrent dans ce but l'Opération Brume Mortelle, mission de sabotage rapide dont le but était de détruire les quelques navires réprouvés aptes à menacer le dernier convoi de ravitaillement allié prévu avant l'assaut sur la Citadelle de Katr, Opération qui se clôtura lorsque l'officier de la marine réprouvée fit exploser son propre fort alors envahi par une partie de l'armée alliée encore à l'intérieur. Vint par la suite l'Opération Vengeance de Lordaeron, la principale, celle qui fut la plus lourde de l'ensemble des opérations que mena l'armée sombrecoeur, et même la Résistance à la suite, se concluant sur une victoire.

Les dossiers exacts m'ont été interdits. Des détails morbides sur ce qui semble être une catastrophe en hommes s'y trouvent, comme des faits plus confidentiels. Selon les dires d'un soldat y ayant survécu elle fut horrible, coûtant la vie de la majorité des hommes, alors que les survivants n'en ressortaient pas indemnes mentalement. Elle se mena en deux temps, le Seigneur, devenu Général, Sombrecoeur attaquant l'extérieur de la Citadelle face à un ennemi désintéressé mais largement supérieur en nombre et apte à les écraser s'ils le désiraient, alors que le Colonel Lucius Vaanes mena une attaque à l'intérieur même de la Citadelle, à la tête d'une poignée de réguliers, dissidents et de chevaliers du Loup Noir. Quand Plaguespreader prit enfin la menace au sérieux, les infiltrés étaient en train de l'abattre et toutes les réserves de peste furent lâchées dans l'air par ceux-ci afin de sauver les attaquants extérieurs écrasés par le poids du nombre. Les troupes des deux camps se cachèrent alors dans les caves et les ruines pour se mener, ensuite, à une guerre sanglante dans les ruines encore couvertes par un fin nuage vert émeraude. C'était une victoire, donc. Mais son prix frôlait la démence, la bataille avait prélevé son tribut d'hommes et de héros. Une victoire tout de même, cependant, car la Citadelle était alors l'un des centres de production les plus importants des réprouvés. L'un des lieux où ils créaient, à l'insu des troupes kor'krones, leurs abominations et où ils menaient leurs terribles expériences. Je suis effrayé par la perspective que d'autres lieux du même gabarit puissent exister sur Azeroth.

Citons également que Plaguespreader, dans une manœuvre tactique intelligente, avait envoyé ses forces assiéger Fenris. Celle-ci ne tint que de justesse, le fils cadet du Seigneur ayant risqué la capture, et fut laissé en ruines, pour n'être réparée que grâce aux précieux dons de l'Enclave, des Courtetailles et autres donateurs anonymes.


Le Mur de Katr, immense structure masquant démence et souffrance, d'Aenar Switzgerald.

Paragraphe n°7 : Deuxième tournée.

Suite à cela, il fallut un long moment à l'armée pour panser ses plaies. L'on dit que c'est à cette période qu'elle accepta de se joindre au Maréchal Castellan, ancien officier de la Nouvelle Alliance de Garithos, qui vivait alors loin du front, rassemblant quelques hommes. Il leur proposa de former la Nouvelle Alliance reformée. Pour le meilleur ou pour le pire, j'aurais tendance à choisir la seconde option. En bref, l'armée sombrecoeur fut alors envoyée par ce Maréchal reprendre ces Hautes-Terres de Lordaeron abandonnées au Fléau, mais à un fléau démuni et sans structure ou nécromancien quelconque. La région avait été occupée par une bande de nationalistes gilnéens anti-Alliance se faisant appeler les « Néo-Gilnéens. » Tout cela est difficile à appréhender et encore plus à expliquer, sans oublier que les rapports que l'on a bien voulu me confier ne s'attardent pas sur ce sujet. Je peux simplement vous dire que les Néo-gilnéens sont à ce jour complètement annihilés, et que les troupes lordaeronnaises tombèrent sur des réprouvés en avançant dans les terres oubliées. Ces réprouvés avaient le même objectif qu'eux, et l'Alliance ne gagna que par une chance inouïe face à cet ennemi surpuissant. Mais à un prix plus que terrible.


L'un des gardes du corps Worgen du Seigneur Van Striden des Néo-Gilnéens, reproduit par Aenar Switzgerald.

Paragraphe n°8 : New Haven et l'accalmie.

Haven était à la base un petit village au beau milieu d'Alterac, abandonné. Il fut réhabilité, reconstruit et agrandit grâce aux dons fait à l'Armée Sombrecoeur qui la renomma New Haven, et il y siégeait divers civils, artisans et quelques gardes. Mais les réprouvés la remarquèrent et lors d'une bataille se déroulant dans une Vallée proche, ces mêmes réprouvés lancèrent une opération d'envergure visant New Haven et, plus encore, Fenris. Les troupes sur place furent mises en déroute, et les réprouvés firent crouler les bombes sur New Haven qui ne tint pas. Fenris elle ne tint que par l'intervention des forces alliées ayant survécu aux batailles de la vallée de New Haven, ceux-ci rentrant par la force dans un ancien fort du Maréchal Castellan disposant de quelques engins volants, alors entre les mains des réprouvés. Ils y volèrent ces engins-ci sous le feu ennemi, et attaquèrent les forces attaquantes ennemies. Certains parlent de créatures étranges et inédites, créées à la base dans les laboratoires de Plaguespreader, alors que d'autres parlent d'une canonnière construite par la Horde et confiée aux Réprouvés. La vérité, j'imagine que seuls quelques vétérans la connaissent.

Après ça, tout fut plutôt calme pendant un temps, mais je citerai brièvement quelques opérations. Par exemple celle durant laquelle fut reprise la Baronnie de Noirebois, lors de l'Opération Dragonbreach, Baronnie qui deviendrait plus tard la possession du nouveau Baron Vaanes et de ses hommes, quand ceux-ci devinrent indépendants, sous le nom de Fils de Garithos. L'on peut également citer une étrange période où l'or et le matériel rentra dans les entrepôts alors vides de l'armée, mais aussi un temps où le nom de Mornefort résonna. Nom qui revint lors d'une certaine Opération Chouannerie de Mornefort. Il y a également l'Opération Légendes, une Opération qui visait à récupérer un cristal magique Quel'Dorei en plein milieu de Zul'aman, sans succès. Je conclurai ce paragraphe par l'Opération Ailes brisées qui concernait la capture d'une petite val'kyr mineure, opération qui fit couler beaucoup d'encre à Hurlevent, où quelques personnes isolées firent circuler une rumeur à propos d'une conspiration sombrecoeur visant à détruire la ville dans le but de former à partir de sa population une armée de morts-vivants à opposer aux réprouvés. Théorie grotesque, s'il en est.


Aperçu des forces employées par les réprouvés pendant cette période, peinture par notre fidèle Aenar Switzgerald.

Paragraphe n°9 : Comme à la maison.

La suite n'a que peu d'intérêt véritable. Une succession de quatre campagnes précédant la chute définitive de Fenris et de l'armée sombrecoeur. Les Opérations Route Putréfiée et Foyer tout d'abord. La première avait pour vocation de nettoyer la voie menant de la route royale de Lordaeron à l'entrée de Wolf-heim. Une large place, mais surtout une route reliant nombre de villages toujours abandonnés pour l'heure qu'ils nettoyèrent de ses morts-vivants. Une poignée d'engins de siège et même l'un de ces engins à deux roues, le tout acheté à prix très élevé, filèrent à travers la plaine alors que des hommes restaient assis sur les bords des engins où il était possible de s'asseoir. Ils parvinrent à atteindre Wolf-heim, où quelques combats éclatèrent autour de l'ancienne ville en grande partie en ruines, tandis qu'une troupe rentrait directement à l'intérieur. Les rares réprouvés présents, sous la pression du nombre, quittèrent la ville qu'ils laissèrent à leurs ennemis. Si vous désirez mon avis, ils leur ont laissé dans le seul but de les saigner. Car reconstruire le duché, le réhabiliter et y stationner des troupes eut un coût considérable.

Peu après fut lancée l'Opération Union. Celle-ci avait pour but de soutenir les forces écarlates survivantes en Tirisfal. Ce qui fut un succès non-négligeable, du moins à l'époque. J'ignore quelle est la situation écarlate pour l'heure. Quasiment aussitôt, alors que les forces fraîchement séparées des Fils de Garithos combattaient de leur côté, les sombrecoeurs durent se rendre sur un reste de marécage similaire à Gilnéas, au bord des côtes que longeait la mer interdite. Les terres de mes ancêtres, en proie au Fléau d'un dénommé Valanius Hopeless, un Mage squelette à l'égo aussi démesuré que la composition de ses troupes était grotesque. Quoi qu'il en soit, ce fut un désastre pour les forces sombrecoeurs qui n'eurent qu'une amère victoire quand les engins de la Division Thermique parvinrent à faire fuir la Nécropole de Hopeless de tirs gnomes bien placés. À l'heure d'aujourd'hui, le marécage est une ruine. Et je crains chaque jour que ceux que je sais encore là-bas succombent. Après tout, ils sont laissés à eux-mêmes, et ce de leur plein gré.

Pour finir, l'Opération Honneur d'Hath. Cela se déroula dans l'Ouest d'Alterac, dans une petite vallée loup-de-givre où vivaient tant bien que mal quelques alterans loyalistes et des foudrepiques à la recherche de minerais et d'artefacts. Les combats contre les orcs furent sauvages, allant jusqu'à réclamer des embuscades répétées, et même la mise à genoux d'un clan ogre présent pour les envoyer contre les peaux-vertes du loup blanc. De ce que j'en sais, cela s'est arrêté à la chute du fortin orc lorsque les foudrepiques attaquèrent celui-ci de toutes leurs forces, avec les quelques troupes lordaeronnaises sous leur aile.


Un Croisé écarlate, tels qu'ils étaient lors de l'Opération Union.

Paragraphe n°10 : L'Épuration de la Nouvelle Alliance reformée.

Et c'est là que la véritable déchéance de ces résistants s'enclencha. Les réprouvés lancèrent l'ultime opération majeure contre ces alliés dont j'ai connaissance. Traversant les Pins argentés, ils rasèrent méthodiquement toutes les positions dont l'Alliance disposait, ratant de peu Fenris. Mais je soupçonne les réprouvés d'avoir ajouté cette donnée à leurs plans, car dans le même temps une force descendit toutes les Maleterres de l'est depuis les Terres fantômes pour venir s'enfoncer dans les Hautes-Terres de Lordaeron et mettre à genoux Castellan. Forcé à la capitulation, le Maréchal dut comme Garithos en son temps s'allier à eux. Il ordonna à toutes les troupes disponibles de se rendre dans les Maleterres pour attaquer Andorhal et, ainsi, attirer l'attention pleine et entière du Roi Wrynn avec cette reprise pour que Lordaeron devienne enfin l'objectif principal de l'Alliance. C'était sans compter la perfidie des officiers réprouvés, qui encerclèrent l'ensemble des troupes alliées formées par les effectifs de l'armée sombrecoeur, la Brigade Courtetaille, les troupes de Castellan et l'Armée au Lion sur la place, pour faire d'eux la prochaine génération de réprouvés.

Le plan n'avait pas de faille, et les survivants se rendirent aux Hautes-Terres de Lordaeron où ils apprirent la terrible vérité. Alors chacun retourna à ses campements. Quant à notre armée sombrecoeur ? Son destin fut des plus funestes. Le Général Sombrecoeur avait été élu nouveau dirigeant des groupes en présence. Loin d'être un régent ou je ne sais quelle bêtise que j'ai pu entendre dans les couloirs du palais de Hurlevent, il était devenu Généralissime. Littéralement du moins, puisqu'ils y avaient effectivement plusieurs armées sous ses ordres. Mais serons-nous assez idiots pour dire qu'ils commandaient une force aussi grande que celles des autres Généralissimes connus ? Aussi grandes que les armées d'Othmar Garithos, de Bolvar Fordragon, d'Alexandros Mograine, de Taelan et Tirion Fordring, ou même de Leoric Von Zeldig de la Puissance de Kalimdor ? Non, pas du tout.

Peu après, les réprouvés réglèrent le problème de Fenris. En une nuit, le fort fut perdu et ses membres réduits à fuir à travers Lordaeron en traînant leurs blessés sur des planches de bois et des chariots bancals. De ce que j'en sais, Fenris fut ensuite abandonnée, en ruines, par les Réprouvés, et est désormais occupée par une meute de worgens crocs-de-sang sous la tutelle d'Argath Ardent-croc, worgens suffisamment vifs pour abandonner les lieux lors d'une attaque. Cette Armée en lambeaux tenta de rejoindre Honneur d'Hath, la ville humaine, mais celle-ci était déjà attaquée par des mercenaires ogres, suivis de Réprouvés. Finalement, ces restes d'hommes réussirent à traverser Lordaeron jusqu'à Rivage-de-l'Honneur, tout petit bout de terrain dans Arathi...


Tableau incomplet représentant un Chevalier de la Nouvelle Alliance reformée, récupéré dans les Ruines des Hautes-Terres de Lordaeron.

Chapitre II : Nouveau départ.

Section I : La Baronnie du Rivage-de-l'Honneur, une histoire oubliée.

« Tu es arrivé ici le cœur rempli d'espoir. L'Espoir pour Lordaeron, pour nous tous.
Je prie pour que cet espoir ne soit pas mort avec toi. Nous avons besoin d'espoir. Espère pour nous. »

Paroles du Seigneur Darnat Sombrecoeur face au bûcher funéraire du Chevalier Dùran McThan, celui était comme un fils pour lui, mort lors des assauts sur Fenris.

Le Rivage-de-l'Honneur est à la base un simple village entouré de champs, notamment de blé, et comportant une petite branche de rivière partant d'un lac au pied de la montagne de Dun Garok et descendant jusque dans la Baie de Baradin, qui borde la côte de la Baronnie. Petit village donc, ainsi qu'un Fort contre flanc de la montagne de Dun Garok. Ancienne Baronnie, ou châtellenie, dont le titre a toujours appartenu à une branche ancienne de la famille Sombrecoeur restée fidèle à Strom. Les écrits parlent du second fils d'Antoine Sombrecoeur, que ce dernier aurait renié lorsque ledit fils refusa de le suivre pour Lordaeron. Quelques lignes plus haut, j'ai cité la montagne de Dun Garok pour la simple et bonne raison que la Baronnie se situe dans un creux de la montagne dans laquelle a été creusée la Forteresse naine de Dun Garok. Entre deux montagnes, il est possible depuis la tour la plus à l'ouest de la cité de Stromgarde de voir au loin les jaunes blés si caractéristiques de la Baronnie.

L'endroit fut mis à mal par les forces de la Horde, notamment maritimes, durant la période où la Horde lançait des assauts maritimes contre Tol'barad et la côte depuis Dun Modr et ses divers ports en eaux profondes. De surcroît, les forces du Baron de l'époque, Greyam Sombrecoeur, furent parmi celles que le Roi Thoras Trollemort rallia pour reprendre les Vallées d'Alterac aux Orcs, avec le soutien du Général Hath d'Alterac. Malgré les ruines qu'il lui restait, le Baron ne se laissa pas abattre et entama les reconstructions. Il fut un temps soutenu par le Seigneur Klayn Sombrecoeur de Castelcroc, dont le soutien disparut subitement lorsqu'il parut clair que Stromgarde resterait farouchement opposé à ce qu'Alterac tombe sous la tutelle d'Isiden Perenolde, le neveu du Roi d'Alterac s'étant réfugié en Gilnéas sous l'aile bienveillant du Roi Grisetête en personne.

Face à toutes les manigances politiques entourant Alterac, Greyam décida finalement de briser en premier le pacte qui unissait les trois familles Sombrecoeur. Son choix fut définitif dès lors qu'il apprit que l'un de ses « cousins » de Lordaeron avait épousé une Marquise Alterane dans l'est du Royaume enneigé, union de laquelle naquit le Marquis Marric Antoine Isiden Sombrecoeur, actuellement représentant à la Cour des Nobles de Hurlevent. Si parmi mes lecteurs quelqu'un ici se trouve à la Cour et désire le rencontrer, qu'il me le fasse savoir, il recueille actuellement tout le soutien que peuvent fournir les Nobles à la Résistance.

Pour en revenir à Stromgarde, les reconstructions allaient bon train malgré un manque considérable de moyens et de main d'œuvre. Viennent ensuite les événements bien connus qui bouleversèrent le Royaume de Stromgarde, avec la mort du Roi et le début de la Troisième Guerre. La baronnie subit les mêmes dommages que la capitale du royaume elle-même, de par sa proximité avec celle-ci. Le Baron Greyam perdit sa femme lors de l'invasion du Syndicat, son sort étant toujours inconnu, et il décida par la suite de partir pour Hurlevent avec le dernier de ses gardes, Jeremy Vyarn dont la lignée a toujours défendu les Barons de Rivage-de-l'Honneur, et une poignée d'hommes pour requérir l'aide de la cité du sud, tandis que son propre fils Hector, à ne pas confondre avec Hector Sombrecoeur de Castelcroc, restait en Stromgarde pour appuyer le Prince Galen Trollemort.

Après un moment à se casser les dents sur Hurlevent, qui refusait déjà sous Dame Prestor d'appuyer ses propres contrées, la lueur d'espoir vint avec l'ouverture de la Porte des ténèbres et la nouvelle sur la survie du Commandant Danath Trollemort, oncle du Prince. Ceci lié au retour du Roi Varian, l'aide pour Stromgarde semblait proche. Mais vint presque aussitôt le Réveil du Roi-Liche, et le Baron décida de s'engager lui-même dans cette lutte auprès de l'Alliance, dans le but d'en accélérer la finalité, et ainsi le retour des forces pour Stromgarde ; où il combattit comme officier supérieur de la 7e Légion dans la Désolation des Dragons et la Couronne de Glace.

Malgré le fait qu'il revienne victorieux dans la cité au Lion, le Cataclysme reprit le flambeau de destruction qu'avait lâché Arthas en mourant. Cela amena à la réapparition de Gilnéas, et ainsi vers la remontée pour Lordaeron. Il réunit les anciens et jeunes soldats originaires de sa patrie en plus de ses fidèles pour retourner vers Lordaeron et ainsi, avec le soutien de l'Alliance, reprendre ses terres des mains du Syndicat. Très habitué aux structures militaires employées par l'Alliance lors de la campagne du Norfendre et assez respectueux de celles-ci, Greyam fit en sorte qu'une structure de loin semblable au Donjon de la Bravoure soit construit le long de la côté de ses anciennes terres, Fort à qui il donna son nom. De là, il combattit le Syndicat qui, aujourd'hui encore, est retranché du côté de l'ancienne demeure de la famille, dans les hauteurs de la petite baronnie.

Longtemps après avoir écrasé le Syndicat de cette zone, du moins en partie, le Baron refusait de s'adjoindre aux forces de son lointain cousin gilnéen, le Duc Darnat Sombrecoeur, n'oubliant pas la perfidie des siens et particulièrement de son frère Klayn ; Duc à qui il préféra ne jamais avoir à faire, laissant son neveu Ardun s'occuper de la diplomatie. Les problèmes de Stromgarde devinrent bien vite ceux de Greyam, alors que les ogres et les unités de la Horde assiégeaient son ancien domaine à peine rebâti. Les civils présents, embauchés parmi d'anciens natifs des royaumes de Nord en Hurlevent, venus réexploiter ces terres, de la même façon que les Dabyrie qui avaient repris leurs fermes dans le nord des Hautes-Terres Arathies avec nombre de miliciens et de fermiers ; ces civils donc prirent les armes pour défendre Stromgarde. Ils firent bien, car ceux-ci étaient pratiquement livrés à eux-mêmes alors que le Baron et son fils unique avaient, comme l'épouse de Greyam, tout bonnement disparus suite à une bataille et sont désormais présumés morts.

Fort heureusement pour eux arrivèrent en même temps depuis Mornefort les forces du tout nouveau Généralissime et de sa troupe brisée, qui prirent position dans l'endroit. En l'absence du Baron et après la disparition du fils, les titres revenaient au frère dudit Baron, William Sombrecoeur le Chevalier-Capitaine de la Fraternité du Loup Noir. À l'heure actuelle, le village du Rivage-de-l'Honneur accueille fermiers, mineurs et autres travailleurs venus du sud, alors que le Fort accueille soldats et matériel. Ce qu'il arriva à cette baronnie, vous le saurez sous peu.


L'un des vaillants soldats de Stromgarde ayant combattus aux côtés d'Hector Marius Sombrecoeur de Stromgarde. Auteur inconnu.

Section II : D'Armée Sombrecoeur à Résistance de Lordaeron.

« L'Espoir est comme le sang. Il se tarit, certes, mais il finit toujours par revenir sous sa forme primaire : Frais. »
Paroles du Chevalier-Capitaine William Sombrecoeur de Rivage-de-l'Honneur, de la Fraternité du Loup Noir.

Dès lors, le Généralissime fit de grandes réformes. Ainsi, il modifia les règles en vigueur au sein des groupes résistants du nord et assura la protection des territoires. Les territoires, justement. Outre les différents terrains entre les mêmes de l'Armée au Lion, de la Brigade Courtetaille et des Fils de Garithos, de quoi dispose la Résistance ? Et bien celle-ci a tout d'abord les terrains de la famille Sombrecoeur, c'est-à-dire le duché d'Esteloup non loin de Stratholme, le domaine de Castelcroc dans l'Ouest de Gilnéas et la baronnie du Rivage-de-l'Honneur dans le Sud-ouest des Hautes-Terres Arathies.

En plus de cela, le Généralissime a hérité, avec la mort de Castellan, de l'administration de la vallée de Mornefort, séparée en trois zones. Les Cœur-de-Lion au nord-ouest proche de l'entrée nord de la Vallée, des territoires neutres défendus par des miliciens payés par le Généralissime et administrés par la Forteresse donnant son nom à la vallée, et les Courtetailles au sud-est administrant le village de Bourg-Aiglon et le Fortin du Lac Stugard afin d'en défendre l'entrée sud tout en y posant le drapeau de Forgefer, et ce jusqu'à la reprise du royaume nous dit le traité. Tout cela, ce ne sont que des petites terres, et les hommes qui les défendent ne sont bien souvent que des paysans, des couturiers, des cuisiniers ou même des malheureux va-nu-pieds de Hurlevent venus dans le nord après avoir reçu la promesse de repas chauds réguliers et de lits où dormir.

Non, on ne peut pas dire que la Résistance est puissante comme on le dit pour l'Alliance, elle qui dispose de dizaines de milliers d'hommes, d'engins de siège par trentaines et mêmes des armures de combat gnomes et des canonnières. Non, la Résistance n'est qu'un amas d'hommes plus ou moins entraînés disposant de rares engins de siège, balistes et autre matériel lourd pour se défendre face à un ennemi capable d'aligner une puissance monstre. Dans le fond, j'ai peur de le dire, la Résistance n'est rien d'autre qu'une bande de combattants désespérés. Mais ne perdons pas espoir. Quand bien même le nombre de tous ces hommes, de la Résistance à la Brigade Courtetaille, en passant par les forces des Coeur-de-Lion et des Fils de Garithos ; ne dépasse pas les quelques milliers d'enrôlés, ils se battent pour tenir les Réprouvés loin de nos foyers, dans l'espoir que l'Alliance daigne un jour venir les sauver.

C'est pendant ce laps de temps que l'Armée, donc, devint Résistance. Troquant le noir pour le bleu et le brun pour l'argent, ils n'en sont pas pour autant mieux équipés. Plus d'armes lourdes et de courage, certes. Mais l'homme moyen est moins équipé qu'il ne l'était à l'époque de Fenris. Ajouté à cela, et du nombre croissant de volontaires paysans revêtant cottes de mailles et gambisons, la qualité se dégrade, et les effectifs se déploient de plus en plus dans l'espoir de protéger tous ceux qui se sont placé sous leur protection.

Mais les héros se multiplient. De par ce changement de couleur, il y a certes moins d'infanterie vétérane, mais l'Ordre de Fenris fut par exemple fondé. Qu'est-ce me direz-vous ? Ce sont des Chevaliers de la Main d'Argent, fiers défenseur de la Foi et de la Vertu, ceux qui protègent les faibles du démon et du malin. Ils se veulent une sous-division de l'ancienne Main d'Argent en Lordaeron, et servent aux côtés de la Résistance pour purger ces terres malades du mort-vivant et du peau-verte. Avec de tels héros, qui peut dire que l'espoir a disparu ?


Le premier dirigeant de l'Ordre de Fenris, Thomas dit « Le Brave », désormais décédé, peinture faite par Victorius Vaelwin.

Section III : Nouvelle déception.

« À jamais le Loup vit. Car c'est pour le Sang et l'Honneur qu'il combat. »
Reprise de la devise familiale par le Seigneur Darnat Sombrecoeur.

Depuis leur arrivée à la baronnie, il n'y a pratiquement pas eu d'interventions de la part des résistants. La première opération qu'ils menèrent fut l'Opération Dun Garok menée par l'Archimage Naylia Siana Sombrecoeur, mission qui avait pour but de disperser une large bande de réprouvés tentant de récupérer les dernières armes naines abandonnées dans la Forteresse par les nains Courtetailles lorsque les morts-vivants mirent l'endroit à sac de leur peste et leurs glaives. Opération qui fut fort malheureusement un échec, et les lordaeronnais furent forcés de fuir par les navires sur lesquels ils étaient venus avant d'être écrasés par la machine de guerre réprouvée. Fut ensuite menée une courte opération en direction d'Alterac où se trouvaient bloqués quelques écarlates étant à l'époque partis pour rechercher le seigneur Dorgar Stoenbrow. J'ignore ce qui leur est arrivé.

Par la suite se déroula l'Opération, Sunshatter. Elle concerne une bande de réfractaires elfes de sang ayant rejoint la Résistance, et dont la famille de leur meneur, une ancienne Ranger-Capitaine, décida d'attaquer directement ladite Résistance pour réprimer cet affront fait à leur famille et à Quel'Thalas. Après moult péripéties et des pertes exponentielles dans les deux camps, la Matriarche de la famille Sunstolen fut vaincue et les résistants purent retourner « chez eux » sans craindre des représailles de la part de Quel'Thalas, au vu des événements de la Pandarie. Du moins, pour le moment... En cette ère de guerre, la rancune est tenace.

Et enfin, l'Opération actuelle, Vendetta. Le neveu du Seigneur Sombrecoeur, Aaron Sombrecoeur réprouvé de son état, a attaqué directement le Domaine de Castelcroc par zeppelin, et son frère Hector Sombrecoeur de Castelcroc compte bien lui rendre la monnaie de sa pièce et le renvoyer dans la tombe qu'il n'aurait jamais dû quitter. Elle s'est terminée par le saccage d'un camp de réanimation sous la juridiction d'Aaron, saccage pendant lequel mourut la val'kyr en charge de la réanimation de même que les cadavres sous sa tutelle. Et si le camp est de nouveau entre les mains des réprouvés, il ne sera pas opérationnel avant longtemps.

Durant cette dernière opération, les réprouvés se sont attaqués à Rivage-de-l'Honneur. Une petite force, mais celle-ci détruisit la grande partie de l'endroit. Désormais, le Généralissime est parti pour Wolf-heim avec ce qu'il lui reste d'hommes, laissant la baronnie de Rivage-de-l'Honneur entre les mains de ses lointains neveux Hector, récemment retrouvé par les forces résistantes, et Ardun à la tête d'une troupe de fidèles reprenant les couleurs de Stromgarde. Redevenus des hommes de Strom, ils ne pourront plus aider la Résistance pour un long moment. Du côté de Castelcroc, elle a été laissée sous la tutelle du père du Généralissime qui s'occupe de sa protection et sa gestion, n'envoyant à son fils que quelques soldats volontaires gilnéens quand il le peut.

Désormais, la Résistance se trouve loin du front principal, dans les montagnes au nord-ouest de Stratholme. Là-bas, de nombreux dangers les attendent, tant à l'intérieur de leurs murs qu'à l'extérieur. Quant à au reste de Lordaeron, Mornefort est constamment menacée par les Réprouvés, mais n'oublions pas que la Brigade Courtetaille et l'Armée au Lion forment aussi son armée, cette armée qui se veut « de Lordaeron. » Alors même si le Généralissime est loin, eux continueront à se battre sur leurs positions. Il en est ainsi en Lordaeron, ils sont tous divisés par la géographie, les ennemis et même les objectifs personnels, idéaux et allégeances. Mais ils sont bel et bien unis dans un but unique : Lordaeron.

Vous, chers lecteurs qui m'avez lu jusqu'au bout. Vous désirez connaître la suite ? Aucune inquiétude. Surveillez bien les pages blanches de ce livre, puisque je compte bien le tenir à jour en retirant les parties obsolètes pour les remplacer par des nouvelles valides. Je le dois, parce qu'il est primordial que tous savent que malgré ce calme qui berce Hurlevent en cette fin d'hiver, des gens donnent leur vie. Que ce soit pour la Pandarie, ou pour des désirs de victoire plus anciens et douloureux tel que Lordaeron. Ils doivent savoir, et je ferai en sorte qu'ils le sachent.

Augustin Riverborn, farouche défenseur de la Résistance et écrivain de son état.

_________________
• Darnat Sombrecoeur, seigneur et patriarche de la famille Sombrecoeur.
• Marric Sombrecoeur, héritier de la famille Sombrecoeur.
• Velan Lerden, sergent de l'armée Sombrecoeur.
• Dathric Ancrespoir, lieutenant et paladin des Gardiens de Baradin.


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MessagePosté le: Dim 10 Mar - 23:15 (2013)    Sujet du message: Publicité

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