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La bataille de la Barricade

 
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Lucius Vaanes


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MessagePosté le: Sam 1 Oct - 12:34 (2011)    Sujet du message: La bataille de la Barricade Répondre en citant

La totalité des régiments sombrecoeur m'étant les plus fidèles se trouvaient devant moi, un total d'environ cent-cinquante soldats, mes soldats. Je passais rapidement mon regard sur les hommes et femmes rassemblès là, dans un champ proche d'Andorhal, tous prêt à rencontrer la mort.

Mon regard s'arrêta en premier lieu sur le deuxième Thalassien, les elfes de sang rebelles qui avaient décidé de nous rejoindre suite à un petit sauvetage dans les terre fantômes, je connaissais le nom de pratiquement chacun d'eux, ils étaient mes soldats les plus farouches, les plus loyaux, mes frères d'armes, mes amis... la pointe de la lance sur laquelle j'allais empaler la Dame noire. Mon oeil valide fit un arrêt sur Athenar Heartseeker, lieutenant du régiment, et j'inclinais la tête respectueusement en guise de salut et de remerciement pour m'avoir suivi.

Il y avait aussi le premier Thalassien, les hauts-elfes dont j'avais sauvé le lieutenant, Sinae Silverwind, de la mort dans un camp du fléau à la frontière Thalassienne, ils n'étaient peut-être pas mes plus fervents servants mais leur lieutenant avait le bénéfice de m'être fidèle jusqu'à la mort, et jusqu'à preuve du contraire c'était elle qui commandait.

Le premier Lordaeronnais était également présent, régiment où avait été greffé les troupes survivants du cinquième Lordaeronnais. Les soldats de ce régiment m'avait suivi pour une part dans les Terres Fantômes, pour l'autre part dans le nord profond des Maleterres de l'est. Pour les deux le combat avait été dur et sanglant, mais pour les deux nous étions revenus vivants, avec un front qui avait évolué. Je saluais vaguement le lieutenant Zienman, au regret de ne plus voir la tête du lieutenant Higen, mort il y avait plusieurs mois sur un autre front.

Le deuxième Gilnéen avait participé aussi au projet ambitieux qu'était cette attaque, ils m'avaient eux aussi accompagné dans le nord des maleterres est et m'étaient aussi fidèles que le premier Lordaeronnais, les fusillers d'arrière ligne relevèrent fièrement la tête lorsque mon regard se porta sur eux.

Le troisième Gilnéen, lui, était un peu plus problèmatique, un régiment que j'avais du dépêcher pour compenser les pertes depuis le début de l'opération. Oh, ils étaient de bons combattants mais ils étaient farouchement partisans du seigneur et de ses méthodes. Peut-être étaient ils encore en désaccords dans leurs esprits, mais ce n'était plus mon problème, plus personne n'aurait pu m'empêcher de rentrer à Tirisfal, absolument plus personne.

Mon regard finit par se poser sur les trois chars à vapeurs à l'arrière et leurs béliers, ils allaient nous ouvrir grand la porte de la Barricade et nous permettre de rentrer sur NOS terres.

Ils étaient tous prêt à se battre, à tuer, et à mourir pour Lordaeron et moi même, depuis mon perchoire en haut des escaliers d'une bâtisse en construction je les observait tous. Il était temps de sonner la charge, il était temps de mettre le feu aux poudres.

La guerre n'est pas étrangère à nos races.
Après tout, nous nous battons depuis aussi longtemps que nous pouvons nous en souvenir.
La guerre est tout ce que nous connaissons
Dans le passé, nous nous battions pour les ressources. Nous nous battions pour nos terres. Nous nous battions pour la liberté.
Mais tout cela a changé depuis le jour où la peste à frappée nos terres.
Depuis onze ans, nous combattons pour notre survie contre des monstres sanguinaires non-vivants avides de génocides.
Mais c'est un combat que nous ne pouvons plus continuer. L'Humanité est condamnée à l'extinction...
A moins que nous ne terminions cette guerre... Maintenant.
Nous avions espéré que la chute du roi-liche aurait détruit les hordes mort-vivantes, mais elles ont survécues... et sont revenues plus puissante que jamais.
Les réprouvés ont ramenés avec eux une arme capable de noyer des citées entières sous la peste
Même Fenris, notre dernier rayon d'espoir dans tous les ténèbres qui entourrent nos royaumes est maintenant menacé.
Bientôt nous n'aurons plus rien à défendre, et cela signifie qu'il ne nous reste plus qu'une seule option...
... L'attaque.
Soldats, ce que je vous demande aujourd'hui n'est pas une chose aisée, mais c'est absolument nécessaire.
Si nous voulons survivre...
Si nous voulons vivre suffisament longtemps pour voir les saisons passer, nos enfants grandir et vivre un temps de paix que nous n'avons jamais connu...
... Nous devons maintenant porter le combat chez les réprouvés.
Nous allons aller là où ils vivent, là où ils se relèvent de la mort... Et nous allons les détruire !
Ceci est le jour où nous portons le combat au coeur des réprouvés.
Ceci est le jour où nous corrigeons le cours de l'histoire de l'Humanité.
Ceci est le jour où nous assurons notre survie en tant qu'espèce.
Soldats Sombrecoeurs, mes valeureux combattants, partez la tête haute, et rapportez l'espoir à l'Humanité !


J'observais le résultat de mon petit discours au sein des troupes, les soldats hurlaient leurs approbations, levant haut leurs armes en hurlant des cris de guerre. Rien de mieux que les mots pour donner la force... Oui, j'avais aiguisé la lance, maintenant il ne me restait plus qu'à la pointer vers la bonne direction.

Je sautais de mon estrade et partis au pas de course en direction de la Barricade, la totalité des soldats me suivant au même rythme derrière moi alors que les trois chars à vapeurs se mettaient en route dans un vacarme assourdissant.

Nous avions fait beaucoup pour avoir l'opportunité d'attaquer la Barricade, le Haut-Exécuteur en charge du lieu était en train de revenir d'un fort leurre qui avait emporté dans son explosion une bonne parti de ses troupes, son second qui devait garder la barricade était venu se tuer droit sur notre piège... Nous avions un jour, un jour avant que la Barricade ne retrouve ses effectifs standards, un jour avant que la Barricade bénéficie d'officiers, et ce jour était le jour de notre attaque.

La Barricade se dressa enfin devant nous, ses tours hérissées de canons, ses murs garnis de fusillers, sa grande porte fermée et une rangée de troupiers bloquant l'accès.

La bataille fut... courte et violente, les deux opposants s'élancèrent l'un sur l'autre, faisant avancer ou reculer la ligne, les obus de nos chars et de leurs canons frappant aléatoirement le champ de bataille en soulevant des gerbes de terre. Suivre le combat était tout simplement impossible, j'étais en première ligne, abattant furieusement mon marteau sur les troupiers de la ligne adverse, déversant le courroux de Lordaeron et d'un peuple ayant trop longtemps souffert à cause des morts-vivants. Je pouvais voir de temps à autres un de nos soldats mourir sous les coups d'épées des défenseurs réprouvés et mes oreilles étaient de temps à autre agressées par l'explosion de l'un de nos chars...

A vrai dire c'était réellement sur cela que je me focalisais, les bruits de nos chars cédant, nous en avions trois et s'il ne restait plus un seul, jamais nous ne pourrions faire tomber la porte de la Barricade, j'entendais un premier char exploser dans les débuts du combat, un deuxième accusant plusieurs boulet avant de s'arrêter, ravagé et innopérationnel.

L'angoisse, oui c'était de l'angoisse, l'angoisse que notre dernier char cède, que notre assaut soit vain, que tous ici nous finissions à l'état de cadavres alors que nos poings frapperaient une porte que nous ne pourrions briser, que nous soyons réanimmés en tant que pantins décérébrés au bon vouloir d'une cruelle marionettiste, nous forçant à jouer dans son sombre spectacle qui se termine mal.

Je redoublais d'effort en hurlant un cri de guerre, nous étions proche de la porte, les réprouvés reculaient, tout comme le nombre de nos soldats avait diminué, fortement à mon grand regret. La proximité de Lordaeron mettait du beaume au coeur à mes soldats, dans une dernière poussée, nous fîmes reculer les décharnés contre la porte avant de les y exterminer, laissant notre dernier char bien endommagé passer en toute vitesse entre les coups de canons.

Un seul bruit, un bruit qui à l'oreille de n'importe qui serait douloureux, déplaisant, horrible, mais qui aux nôtre sonnait comme la plus douce des mélodies, le bélier à vapeur venait de faire céder la porte dans le bruit le plus atroce, l'énorme porte de bois noir tomba en arrière en soulevant la poussière haut dans les airs alors que nous nous enfoncions dans Tirisfal, la garnison désorganisée de la Barricade ne riposta même pas, cédant à la panique de l'assaut.

Nous n'ouvrîmes pas le feu sur le reste de la garnison, gardant nos munitions, nous nous contentâmes d'avancer plus loin jusqu'à nous disperser selon un plan précis dans les forêts de Tirisfal.

Mon groupe se dirigea vers la vallée de Tissevenin où était installé, bien caché, notre petit campement de survie rudimentaire. Nous étions à Lordaeron, nous étions sur nos terres, et nous allions nous battre pour la reprendre et détruire l'intégralité des morts-vivants.


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MessagePosté le: Sam 1 Oct - 12:34 (2011)    Sujet du message: Publicité

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Faewen Elanil
Troupe d'élite

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Inscrit le: 26 Sep 2010
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Mage Couturier Enchanteur

MessagePosté le: Sam 1 Oct - 14:53 (2011)    Sujet du message: La bataille de la Barricade Répondre en citant

***30 Sept, année 31, quelques minutes avant le combat...***


Elle était présente, là, devant l'homme qu'elle voyait désormais comme un monstre.
Elle l'observait, de son regard glacial, cherchant un signe distinct de sa corruption, mais rien...
Elle secoua légèrement la tête, prenant en main le collier autour de son cou, se remémorant les paroles de sa soeur quelques années plus tôt...

***An -25, En Quel'Thalas...***


Elles étaient toutes les deux près de la grande mer, observant les vagues heurter la terre inlassablement. Naylia se tenait sur une roche, dans une robe bleutée fendue sur les côtés aux blasons de la famille, balayée par le vent du large.
Galendria se tenait à ses côtés, en tenue de forestière, camouflant à merveille son corps.
"Tu pense réellement avoir fait le bon choix?" La questionna Naylia, gardant son regard rivé vers le large.
"Oui." répondit aussitôt Galendria, hochant légèrement la tête.
Naylia hocha la tête. Elle descendit de la pierre, s'approchant de Galendria. Celle-ci gardait son regard rivé sur elle.
"Alors accepte ceci..." tout en retirant le collier autour de son cou, le déposant autour de celui de Galendria.
Galendria observa un instant le cadeau :
Une pierre de taille moyenne, en forme de losange, où séjournais une lueur blanchâtre luminescente.
"Pourquoi?" haussant un sourcil, à l'attention de Naylia
"Elle te guidera comme elle m'a guidée lorsque l'obscurité t'entourera..." Lui répondit simplement Naylia.
Les deux femmes reprirent le chemin du domaine familial...

***30 Sept, année 31, Lordaeron, quelques minutes avant le combat...***


[left]Elle reposa le collier autour de son cou, observant l'homme qui inspirait les troupes. Il était temps de faire un choix, partir, ou fuir?
Elle décida de rester, chargeant au même moment que les hommes chargeaient, la bataille allait enfin commencer...

***30 Sept, année 31, Lordaeron, durant le combat...***


"POUR LORDAERON" Hurlait Varn, agitant le drapeau des fils de Lothar.
La charge était lancé, les tirs fusaient, les premières lignes commençaient à s'entrechoquer, le fracas des lames contre les boucliers, les cris rageurs, ceux de douleurs...
Elle décocha plusieurs flèches à la suite, éclaircissant les rangs réprouvés sur les murs, afin de soutenir le combat qui faisait rage au sol.
Rapidement les forces Sombrecoeur prenaient le dessus, piétinant les rangs des réprouvés... mais le bruit des détonations des canons sur la muraille n'insinuait rien de bon. Un boulet explosa non loin de Galendria, ses oreilles sifflant violemment, la déséquilibrant.

Tout à coup, une balle heurta son torse, lui coupant le souffle, elle leva la tête cherchant l'air, finissant par prendre une grande goulée d'air, elle baissa la tête vers l'impacte : le cuir avait amortie le choc, la balle n'ayant qu'éraflé légèrement la peau, un peu de sang mais rien de grave, elle grimaça, cherchant le tireur en question sur le mur...
C'est à ce moment là qu'elle discerna ce qui semblait-être un officier réprouvé, donnant des ordres aux tireurs, changeant de sélection de cible à chaque seconde... Elle grogna, levant son arc en direction de l'officier, décochant une flèche, celle-ci se logea dans un des tireurs sur la muraille... pas assez loin.

Elle tira une flèche de son carquois, l'encochant dans son arc... tout à coup une déflagration la prit de court, elle heurta durement le sol, une vague de chaleur emplit l'air, l'enserrant dans une étreinte suffocante... elle se retourna lentement au sol, regardant l'origine de cette explosion :
Un des chars étaient réduits en tas de cendre fumante, celui du chevalier Varn...
"VARN!" Hurla Galendria, à la recherche du frère du seigneur...
Un flux d'insulte interminable fut la seule réponse que reçu Galendria, elle en fut tout de même soulagée, se retournant à nouveau face au combat...

Pour recevoir à nouveau une balle au ventre, la brûlure fut immédiate, la douleur instantanée et impitoyable, entraînant Galendria dans une chute vers le sol. Elle mit pied à terre, crachant du sang, reprenant sa respiration douloureusement, gémissant, un simple murmure dans le fracas ambiant. Tout lui semblait flou, indistinct. Elle n'entendait plus le combat devant-elle, elle ne voyait plus les hommes se battre. Elle entendait simplement le battement de son coeur, un court instant, qui dura une éternité... elle leva les yeux vers le combat, tout semblait être au ralentit, elle vit un sombrecoeur trancher la tête d'un réprouvé dans un cri sourd, à ses oreilles. La détonation du tir d'un canon derrière elle, s'écrasant sur la masse de réprouvé devant les soldats... Un tir effleura sa joue, la ramenant à la réalité, elle leva les yeux vers l'officier qui l'observait de son regard haineux. Elle récupéra son arc sur le côté, avec la flèche, ignorant la douleur, l'adrénaline prenant le relais, empoignant le bois, tirant vivement la flèche, qui se ficha dans le crâne de celui-ci, tombant raide mort derrière le mur.

Son tir fut un salut de quelques secondes pour les hommes, la plupart des réprouvés sur la muraille se retranchant derrière la pierre.
Elle afficha un sourire sadique, heureuse d'avoir pu enfin le descendre... un tir de canon la plaqua au sol, dans un grognement de douleur.
Un des chars à l'arrière venait de prendre un coup sur le côté droit de sa protection, le rendant inutilisable pour le déplacement. Elle leva les yeux vers l'une des tours du mur : Des servants s'affairaient à recharger le canon...

Une première flèche heurta le mur du fort, la blessure à son ventre la lançant régulièrement, grimaçante, elle en encocha une deuxième, ayant le même effet, s'écrasant sur la muraille de fer... elle leva les yeux vers le canon de Varn, voyant le boulet partir s'écraser sur les hommes
"Il faut faire taire ses canons Varn !" Hurla Galendria, à travers le fracas des obus.
"COMPRIS !" répondit Varn, sur le même ton.

Elle se retourna pour faire face au combat... se jetant immédiatement derrière une roche, une mitraille explosant contre celui-ci... les fusilliers réprouvés avaient reprit le tirs. Adossée à la pierre, elle chercha une flèche dans son carquois... elle l'a saisit : légèrement rougit comme seule trace de l'enchantement, elle saisit la flèche explosive avec précaution, calmant sa respiration, une légère faiblesse commençant à se laisser ressentir au niveau des jambes, du sang tombant sur ses cuisses, provenant de ses blessures. Elle se releva et d'un geste rapide et précis, encochant la flèche, visant l'intérieur d'un canon en rechargement, et décocha la flèche.
Celle-ci se ficha à l'intérieur du canon avant d'exploser, l'effet fut immédiat.
Au lieu de simplement faire exploser le canon, c'est toute la tour qui s'effondra sur elle-même, remplie de poudre.

Galendria sourit, la déflagration du canon de Varn eut le même effet, les canons cessant de briser les rangs sombrecoeur.
Le dernier char se faufila dans les rangs sombrecoeur et réprouvé, ouvrant une brèche à coup de bélier dans les portes.
La victoire était acquise.

Une balle transperça la jambe droit de Galendria, celle-ci trop faible heurta le sol dans un hurlement de douleur, se tenant la cuisse, le sang s'écoulait lentement de ses blessures, assurément...
L'engourdissement de son corps prenait peu à peu son esprit, l'inconscience devenant de plus en plus intéressante...
Elle vit le visage de Galendor, puis celui de sa soeur...
Elle grogna, luttant contre l'inconscience, serrant les poings au sol, les troupes sombrecoeur s'engouffraient dans la brèche. Varn vint à son côté.
"Vous pouvez marcher ?" lui demanda Varn, presque simplement...
Galendria leva les yeux vers lui, il était blessé, mais le géant était plus solide que le roc, elle avait pu le voir par le passé...
"Vous voulez un coup de main ?" Le questionna Varn
"Oui, s'il vous plaît...", dans un souffle

Elle sombra dans une demi-conscience, voyant le temps défiler lentement devant ses yeux, devenant sourde aux paroles des autres, tout restant flou, indéchiffrable...

***1er Oct, année 31, Tirisfal, après le combat...***


Elle se réveilla quelques heures plus tard, sur une couche de l'infirmerie improvisée, dans un camp au nord. L'odeur fut la première chose qui s'incrusta dans sa tête : une odeur de mort, de décomposition, atroce, elle sortie aussitôt rendre son dîner.
Elle repartit ensuite vers le camp du premier Thalassien, accompagné de Varn, prenant enfin du repos...

Et ce n'était que le commencement.


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Syliath Braise-Lame
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MessagePosté le: Sam 1 Oct - 15:55 (2011)    Sujet du message: La bataille de la Barricade Répondre en citant

Sur les murs de la cellule les ombres dansaient au gré des caprices des flammes. Elle s'était mise à fredonner depuis la veille au soir, jouant depuis à créer de petites boules de feu dont elle regardait les courbures et le chaos s’entremêler entre ses doigts.Cela passait le temps et cela lui donnait une sorte de satisfaction à sa condition. Un rat trop curieux avait fait son bonheur un peu plus tôt, gisant tel un petit paquet de cendres délicatement posé à l'entrée de son trou. Un bruit de serrure résonna et elle éparpilla instinctivement l'orbe ardente, l'anéantissant dans l'inconnu, avec pour seul témoin un rat, maintenant quelque part en enfer. Les bottes descendirent les marches une à une et la magicienne se leva, venant s'appuyer contre les barreaux froids de sa geôle.

Une bataille allait avoir lieu et ils allaient avoir besoin de monde, de beaucoup de monde. Son incarcération fut levée pour un temps, et elle remercia d'un sourire anodin son geôlier, se dirigeant vers la sortie. Une fois dehors, le soleil allait se coucher au loin. Une bataille allait commencer, et elle avait hâte d'en faire partie. Elle se mit en chasse, continuant sa litanie, la fredonnant.


***
    

Nombreux étaient déjà là. Des Sombrecoeurs comme des ogres, des elfes et des humains. Elle nota aussi trois chars imposant mais ne s'en souciait guère. Tous ces affreux, ces guerriers, ces zélés ne lui donnaient en rien confiance. Elle avança pour rejoindre la ligne, et écouta d'une oreille sourde un discours qui ne l’intéressait guère au fond. Seul la musique résonnait à ses oreilles, une mélodie bienfaitrice qui s'insinuait, encore et encore dans son être, sa peau, son esprit. Une douce musique, chaude, langoureuse et annonciatrice d'une adrénaline qui sans cesse augmentait à fur et a mesure que le discours continuait, et qu'elle écoutait tous hurler comme des loups devant une lune inaccessible. C'était ce qu'elle pensait, à ce moment, des loups allaient guerroyer pour une lune, inaccessible.

Et ce fut le départ des troupes. Bruyante, chargée d'une vengeance morbide et irréelle. La mission semblait simple, pour le peu qu'elle avait écoutée, il suffisait de passer une porte. Ils étaient des centaines à parcourir les Maleterres de l'Ouest pour une porte. La poussière se levait derrière, les pas s'attelaient et la tension était palpable. Elle se surpris à aimer cette tension, à regarder ses visages aux faciès serrés d’orgueil et d'envies d'en découdre. Une lame dans une main, et une torche dans l'autre, elle gambadait avec ces hommes et ces femmes vers un combat qui allait se présenter à elle. Un combat qu'elle n'avait jamais vécu encore auparavant.

L'armée s'arrêta et au loin regardait vers l'Ouest la Barricade tristement célèbre. Une porte immense empêchait tous de passer et devant ces battants se dressait une troupe de réprouvés. Armée de morts et d'abominations venu des cauchemars, une hérésie et un non-sens même, la mort n'était qu'une figure grognante parmi eux. Et quand tous, humains, elfes, ogres et réprouvés finirent par se regarder durant quelques secondes, le silence était d'or et l'on aurait pu entendre le bruit d'un papillon se poser sur un sapin avoisinant.

Ce fut la charge.

Et elle fredonnait encore.

***
   

Un frisson la parcourra lorsqu'elle perçu le choc des deux armées s'écraser l'une contre l'autre. Les détonations commençaient et avant de faire quoique ce soit, elle écouta ses bruits de combats quelques instants, s'en abreuva. Quelle douce musique à ses oreilles cela semblait être, déjà des cris et enfin le premier sang fut versé, la première âme s'envola vers le ciel. Cette âme, elle flottait maintenant au dessus de tous, regardant le combat à ses pieds. Cet esprit pour qui la vie, ou la non-mort, était finie, cet esprit allait enfin pouvoir gouter le repos. Et bon nombre d'autres allaient le rejoindre. Cette image lui donna une satisfaction sans borgne, de ses mains commencèrent enfin à naitre ses flammes et son courroux incendiaire se jeta sur les lignes ennemis. Des esprits allaient être libérés, mais pas le sien, pas ce soir, pas encore. C'était sa conviction, profonde et immuable.

Elle fredonnait encore, et fit de ses sortilèges un enfer fait de flammes, de poussières et de terreur.

Des coups de feu crièrent depuis les murs et une balle l'épargna un instant. Une douce chaleur coulait sur sa joue. La main arrêta son sort pour aller toucher cette source incongrue, elle observait cette main tachée de sang, surprise avant de vouloir renvoyer à l'envoyeur une gerbe ardente. Dans son élan, son invocation fut coupée et nettement, enfin, elle compris qu'un mage se tenait là, quelque part. Celui-là, il serait à elle! Celui-là allait connaitre son malheur et faire le bonheur de la magicienne.

Elle se mit à tourbillonner, d'abord lentement puis de plus en plus vite. Le monde tournait autour d'elle et les bruits alimentaient encore ses fantasmes les plus enfouis. Elle souriait, inconsciente du danger quand elle s’arrêta brusquement, les mains dirigées vers le lanceur de sort réprouvés. De l'autre coté de la bataille, un mage reçu comme récompense un cadeau funeste, un sortilège qui allait lécher ses chairs et nettoyer ses os. La douleur, qui elle était bien vivante, lui agrippa la gorge, les entrailles. Il sentit sa peau se fissurer, se craqueler sous la chaleur des flammes et l'odeur insupportable de la chair brulée s'éleva. Pris de panique, il se mit à courir autour de lui, donnant son propre supplice à d'autres pauvres âmes, créant un brasero de morts-vivants sur les remparts.

Les canons continuaient à tirer, les chars déversèrent les obus et l'un d'eux explosa. La détonation tira la mage de sa rêverie un instant et se tourna vers le bruit imposant qui venait de se produire. Des cris s'élevèrent et une autre balle la frappa à la tête. Cette fois, ce fut le front qui fut toucher et déjà le gracieux liquide enveloppèrent sa vision. Légèrement troublée, une gerbe de feu atteignit le mur sans toucher des réprouvés et une autre balle fut logée dans son bras. Était-elle devenue une cible potentielle? Elle lâcha sa lame sous l'impact et grésilla d'impatience. Son sang commençaient à sortir d'elle, s'échappant d'une pression trop importante. Ho, elle était loin d'être la seule à subir des dommages, mais quitte à mourir, autant que ce soit en sentant l'odeur des âmes détruites par ses flammes.

Le front avança plus encore et cette fois elle se battrait au front. Elle chargea le front, s'élançant là où un guerrier humain venait de s'écrouler sous les coups de réprouvés. Ces derniers ne comprirent que trop tard qu'une torche ainsi maniée ne leur laisserait aucune chance. Elle souriait, continuant inlassablement de faire cramer ses opposants, les immolant, les faisant hurler. Une orgie de flammes s'élevait au front, et elle y avait pris un goût certain quand soudain, un formidable bruit se fit entendre.

Les réprouvés gisaient à terre, noyés dans leur pus, leur crasses et l'armée de la libération venait de percer la porte. Ils se ruèrent dans l'entrée, inondant les malheureuses âmes mortes-vivantes de leur nombre, paniquées. Elle voulu les immoler un à un mais le groupe semblait fuir vers le Nord. Pourquoi? Pourquoi arrêter cette bataille? Les lapins étaient là, prêts à être rôti, pourquoi fuir vers les montagnes? Était-ce le plan depuis le début? Tant pis, il fallait les suivre. Elle avait encore ce soucis en elle, la survie. Et elle ne connaissait pas très bien cet endroit et ses dangers. Dans sa course, elle s'arrêta un instant pour contempler la barricade derrière, fumante et anéantie, des corps carbonisés, emplis de fléches, éventrer ou décapiter. Jamais elle n'avait vu encore tel spectacle, cela la troubla un instant puis, rapidement, elle rejoignit le campement avec les autres.

Elle fredonnait. Encore.

[ Chanson fredonnée: http://youtu.be/kIBeYoP9Wi0 ]

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Orlhan Ravensword
Soldat Sombrecoeur

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MessagePosté le: Sam 1 Oct - 18:01 (2011)    Sujet du message: La bataille de la Barricade Répondre en citant

  Horsten observa la réaction des soldats Sombrecoeur. Il n'aimait pas du tout le Chevalier-Capitaine, mais il avait un don pour pouvoir motiver les troupes, il joignit ses cris a ceux des troupes du Clan.


  Et c'est avec eux qu'il chargea :



 Le choc entre les deux armées fût un véritable désastre pour les Réprouvés, le Chevalier de la Mort en était sûr, ces Morts-Vivants allaient rejoindre les âmes qu'ils avaient libérés en Norfendre. Les troupes du Chevalier-Capitaine lui dégagèrent la voie, sans doute pour qu'il puisse atteindre la ligne de front et qu'il meurt enfin. Il s'élança dans cette brêche. Mais apparement quelqu'un d'autre voulait en profiter, devant lui s'élançait un cavalier, ce dernier était armé d'une lance et tenait dans son autre main une bannière...

 Horsten commença à courir en direction de ce cavalier, ce que certains auraient qualifiés de fou, dans sa course il arracha le bouclier d'un Réprouvé sur son cadavre, juste à temps pour faire riper la lance du Réprouvé, le chevalier de la mort envoya un coup de sa lame runique dans les pattes arrières du Destrier Mort-Vivant, cette action eu pour résultat de aire tomber le cavalier sur le côté se relevant aussitôt dans une roulade. Horsten observait son adversaire avec un troupier Réprouvé arriva de côté pour taper de sa lame le bouclier que le Chevalier avait arraché, ce dernier éclatant sous le coup, Ravensword attrapa de sa main à nouveau valide le crâne du Réprouvé qu'il gela aussitôt, son regard suivant toujours le Cavalier Réprouvé, ce dernier avait lui aussi paré l'attaque d'un Frontalier Sombrecoeur qui avait tenté de l'exécuter. Derière le Réprouvé un des Chars explosa, ce qui fît se retourner le Mort-Vivant, Horsten en profita pour s'élancer contre son adversaire, sa lame runique virevoltant au-dessus de la tête, ses runes luisant. Au moment de l'abattre le mort-vivant para la lame avec sa bannière qui ce coupa en deux net, le chevalier de la mort attrapa le morceau supérieur de cet objet avant de l'enfoncer net dans le visage du Cavalier.



 Horsten se remit en route pour la Barricade tranchant tout Troupier qui se tenait devant lui, comme de vulgaire brins d'herbe. Dans le chaos du combat Horsten sentit une lame pénétrer sa chair morte, se retournant pour tuer le fou qui l'avait attaqué, sa lame s'arréta juste à temps pour éviter de tuer un Fantassin Sombrecoeur, Horsten vit le visage du Sombrecoeur qui avait perdu son casque pâlir fixant le Chevalier de la Mort dans les yeux, Ravensword para l'attaque d'un Réprouvé lançait en direction du vivant. Le Chevalier sourit au Fantassin avant de repartir vers la ligne de tête.


 Il dû s'arreter quand le corps d'un Tourmenteur tomba juste devant lui, Horsten se tourna vers l'origine de ce "projectile", devant lui se dressait une abomination, identique à celle qui l'avait attaqué la veille. Cette dernière comme tout ses congénères envoya son crochet en direction du Chevalier, ce dernier évita d'un pas sur le côté l'énorme hameçon qui ornait le bout de la chaîne de l'abomination, il en profita pour user d'une technique qu'il avait imaginé pendant la journée. Il fît sortir une de ses chaînes à lui et l'envoya s'agriper à celle du Colosse Réprouvé. Lorsque l'abomination ramena son crochet, le Chevalier de la Mort fût tiré vers le monstre, le choc fût violent le "poisson" heurta le haut du "buste", faisant chuter la tonne de viande recousue en arrière. Dans une roulade Horsten se releva et décapita le monstre.


 A ce moment là, l'énorme bruit de la rencontre violente entre deux métaux résistant recouvrit le bruit du combat, suivi d'un cri de guerre des troupes Sombrecoeur, Horsten se tua en direction de leur objectif, foulant les portes qui l'avait tant de temps empéché de rejoindre les Terres de son peuple, à ce moment là il vit le groupe du Capitaine Vaanes se diriger vers la vallée de l'Est. il éloigna les Réprouvés qui était sur son chemin avant de suivre le groupe.


 Derière lui le chaos régnait en maître. Il sourit. Les Réprouvés... Dont certains de leur vivant avaient été un ami, le surveillant d'un tour qu'il avait visité avaient à présent connu la véritable force humaine...

Les Ravenswords foulaient à nouveau la région de Tirisfal et ils feront tout ce qu'ils pourront pour en faire de nouveau leur foyer.
_________________
"Son destin toujours forgé."


Dernière édition par Orlhan Ravensword le Sam 8 Oct - 15:44 (2011); édité 1 fois
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Devis Marchal
Soldat Sombrecoeur

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MessagePosté le: Sam 1 Oct - 19:14 (2011)    Sujet du message: La bataille de la Barricade Répondre en citant

Je pouvais sentir la haine comme un parfum dans les rangs Sombrecoeur, les lames tintaient contre les écus, les hurlements de rage précédaient les gémissements des malheureux tués. 
Jusqu'à ce que l'arme d'un réprouvé heurtait mon heaume dont la protection nasale s'était brisée en deux, ne mettant d'aucune utilité à présent, je m'étais extirper ce cette ferraille encombrante. 

Mes yeux ne pouvais quitter ceux de cet enfoiré de mort-vivant qui me faisait face, je pouvais l'entendre jubiler à travers tout le grabuge de la mêlée. Il allait tâté de mon glaive, je m'avançais pour lui briser la taille mais sa rapidité fut tel qu'il pu arracher ma camail d'un revers de son arme juste après avoir parer mon coup.
J'étais sonné, mon lobe d'oreille déchiré, je sentais le liquide chaud couler dans mon coup, mon oreille brûlait de douleur.

Une énergie m'avait secouer au point de m'arracher un mouvement de bras qui brisa le crâne du non-mort, je reprenais espoir alors que je pouvais voir notre armée avancer en direction de la barricade, on reculait.. On avançait.. On mourrait... On tuait... Sous le chant des canons et le bourdonnement des chars à vapeur. Les fusiliers faisaient pleuvoir le plomb sur la tête des troupes en arrière, la victoire ou la mort. Tout le monde voulait gagner mais est-ce que tout le monde pourrait ?
Je n'avais pas eu le temps pour réfléchir à ces conneries, je suivais le mouvement.

Je parais les coups ennemis machinalement, une peur me tirait les tripes alors que mon sang bouillait.
Mon corps et mon esprit se déchirait dans une marée de sensations et émotions, je ne pensais plus, je tuais.

Tout s'arrêtait, un coup partait, mon front giclait, j'étais projeté en arrière, le sang coulait sur mon nez. J'étais au sol, j'observais le ciel étoilé, un vol de balles de plomb passait silencieusement alors qu'un bras me relevait.
Ce fut la charge d'un troupier qui me réveilla de cette torpeur, mon bouclier heurtait son arme, et ça recommençait, la fatigue était là, mais on l'ignorait, on se battait; de toute façon, on aurait tout le temps de se reposer si on échoue...

La porte était enfin écroulée, on avait rejoins les campements après une diversion organisée.
Je me jetais au sol, abattu, écroulé, crevé... Je me servais d'un bandeau comme bandage à mon front que j'avais nettoyé avec de l'eau. Avec des gestes lents, je reposais ma tête contre le sol et observait une nouvelle fois le ciel, je méditais :


Souvent la froideur de la vérité vient m'embrasser, rien n'a de sens, nous ne pouvons que regarder le temps passer. 
Il y a quelques années, je n'imaginais même pas perdre la vie, mais plus le sablier s'écoule plus cette idée me paraît moins abstraite.
Angoissé en pleine nuit, le sang sur le visage. 
Je ne peux pas imaginer qu'il n'y a qu'un grand vide quand la mort vient t'embarquer.
Les autres soldats, déterminés, leur fin, comment ça se fait qu'ils l'acceptent aussi bien ?
Tout paraît absurde, presque ironique, vivre d'une manière carré comme si mourir était la suite logique.
La mort me hante à en devenir paranoïaque; je crois en la Lumière pour connaître sa grâce...
J'y pense la plupart du temps, impuissant, la mort c'est la finale, le sommeil l'entraînement.
J'ai peur de la mort, de la vitesse à laquelle passe les secondes.


Dernière édition par Devis Marchal le Ven 16 Déc - 16:33 (2011); édité 2 fois
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Saestra Navaeian


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MessagePosté le: Sam 1 Oct - 19:50 (2011)    Sujet du message: La bataille de la Barricade Répondre en citant

Les mots résonnent à mes oreilles, vide de sens. Chaque syllabe s'écrase dans mon oreille, distincte, sans suite logique. Chaque syllabe hurle la rage que j'éprouve à ce moment, un moment qui parait s'étirer à l'infini...


Je me revoit ce soir là, ô combien funeste, où la machine impitoyable du destin a été lançée. Le sang pesteux qui vole, tachant le lit, les couvertures, les murs qui m'ont abrités, qui m'ont vu grandir...
Le temps a la même consistance que la guimauve...
Je me souviens du jour où je suis tombée la première fois, et où je me suis relevée une seconde fois, je me souviendrais toujours de la couleur écarlate du sang, et du ciel.
Je me revois, gelée, tandis que nous montions à l'assaut, prise de panique, dans un étau de frayeur, la main transie qui serre son épée, les hommes qui meurent et se relèvent, et les forces du fléau qui vacillent, à genou, menaçant de nous engloutir. Je me revois, hurlant ma peur, sur mon destrier, chargeant la masse grouillant du Fléau, entendant les râles d'agonies de ceux qui furent mes compagnons d'armes, terribles, résonnant dans l'air gelé.


Tout d'un coup je suis là, la même épée argentée entre mes mains, devant les Forces réprouvés. Je me sens désemparée. Que fais-je ici ? Où suis-je ? Le temps s'étire mollement...
Une épée me transperce la joue... j'hurle, je perds les pédales, ma vue se trouble....


Puis tout devient d'une clarté nette. Tuer ou être tué. C'est la seule loi qui existe en ce monde. Je ne sens plus ma douleur. Seule leur infliger un maximum de souffrance compte, les crever, les étriper, ces chiens immondes.
J'empoigne fermement mon bouclier. Mon épée. Ma seule amie fidèle, celle qui me suit depuis Âtreval, jusqu'à Âtreval.
Le temps est une boucle au cynisme infini.


...


J'entre dans la mélée, coude à coude avec mes compagnons d'armes. Le métal clair de ma lame scintille sinistrement, avant de faucher une tête de décharné, éviscérer un soldat ennemi négligeant dans la tenue de son bouclier, et faire payer de sa mort, l'impudent chient qui a osé me blesser. Seule leur mort pourra étancher la vengeance de ceux qui sont morts avant moi.
Et ma lame fait gouter la morsure froide de la mort, à ceux qui croisent le chemin, je bataille, je ne lache pas un seul pied de terrain ou presque, avant de lever les yeux, vers l'imposante porte de la Barricade.


...


Maculée de sang, d'ichor, blessée, ulcérée, mon âme crie vengeance aux noms des damnés, des oubliés, des anonymes, au pied de cette porte monolithique.
Tout d'un coup, elle s'effondre devant moi, cette minuscule petite porte, qui peut entraver notre vengeance, notre peur, et notre désir d'avenir ?
Je m'élance, à la suite de mes compagnons, vers une notre destination. Un camp. Je sens mon vieux tabard contre mon ventre, sa présence me réconforte. Je ne suis pas morte ce soir. Je jette un coup d'oeil à mes médailles. Seraient-ils fiers de moi ? Je n'en sais rien. Les morts ne pensent pas à ce genre de choses, je suppose.
Le temps ricane surement quelque part, ouvrant sa bouche remplie de pierres tombales, et laissant un échapper un croassement de crécelle.
_________________
La peur n'élimine pas le danger.


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